Toi

T’as d’lamour 

T’as des jours de pluies, de tempêtes et d’orages

T’as des jours de soleil, t’es en tongues et tu relaxes 

T’as des jours de grandes formes et des petits jours de grandes tristesses 

T’es là, t’existes, tu respires, tu te bats 

Enfin, tu le fais plus ou moins 

Et puis un jour, t’as un bébé

T’as pas le choix, pour lui faut foncer 

T’arrêtes d’empiler tes vieux démons sous ton grand tapis imaginaire 

Tu t’en occupes 

Tu nettoies tes placards

Tu tries tes amis, ta famille et certains s’en vont d’eux mêmes 

Beh oui, comprend les t’es devenue obsédée du nichon, on te demande souvent pourquoi t’es extrémiste comme ça

Pourquoi t’allaites encore 

Tu gênes tout le monde à refuser de punir ton enfant comme il faut

Fous le au coin ça ramènera la paix dans ta maison

Et t’as pas honte, de le laisser dormir avec toi? Il aura pas de ptit frère et il dormira toujours aussi mal 

T’as pas cette sensation, t’as juste des convictions  

Tu dis rien, tu fais juste les choses à ta façon 

Ça décoiffe un peu tout le monde 

Ça bouscule les habitudes

Ça titille leur enfance 

Ça insulte leur éducation 

Ça accuse leur parent 

Ça fait mal tu comprends ?

Tu sais tout ça, t’es pas née avec tes convictions 

T’as juste décidé d’arrêter de répéter l’Histoire 

Tes parents ont fait de leur mieux avec ce qu’ils avaient, ce qu’ils savaient

Tu les aimes pas moins, tu les comprends

T’acceptes, tu pardonnes

Mais toi, tu feras autrement

T’es vigilante sur les discours que tu entends, tu es bouleversée par la violence que tu voies 

Et malheureusement, tu ne dis rien 

et s’ils sont choqués par ton mode de vie,

Tu l’es encore plus par le leur

Mais toi, tu les laisses faire et tu ne dis rien 

Elodie Escande

 

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Le théâtre, ça te branche ? 

L’idée

C’est une idée que j’ai noté sur  la liste de noël de notre fils l’année dernière: nous souhaitons que les membres de notre famille participent à des activités avec Notre petit Gabi. Non pas pour nous en débarrasser, mais pour qu’ils  partagent un moment privilégié autour d’une activité le temps d’une matinée, ou plus. Histoire de créer de jolis souvenirs, des moments partagés dont il se souviendra longtemps (les souvenirs durent bien plus longtemps que les jouets … ) offrir une expérience à vivre c’est le cadeau que je préfère.

Mon idée sortie cette semaine est hautement artistique puisqu’il s’agit de théâtre. Ma maman a été comédienne pendant de nombreuses années, et moi, bien souvent figurante dans ses spectacles.

Théâtre et découverte

L’odeur des coulisses, le bruit si particulier des pieds qui frôlent une scène, ce grand rideau noir qui nous fait basculer dans un autre univers … autant de petites choses qui ont marqué mon enfance et qui me font encore rêver. Mes frères, mes sœurs et moi, sommes tous passés sur une scène de théâtre.

Quand mon fils est né, je savais que sa vie serait hautement artistique. Au moins le temps qu’il passe avec nous, pour le reste il décidera plus tard.

Ce qui est bien à Toulouse, c’est qu’on trouve facilement des pièces de théâtre pour enfants de tous les âges.

Je conseille cependant, de demander (pour les plus petits) le déroulement de la pièce, le type de spectacle et la durée. Souvent 20/ 30 minutes de spectacle c’est ce que les moins de 2 ans préfèrent. Au delà, l’agitation est palpable, et c’est normal. Tout cela dépend aussi des comédiens et du caractère et des goûts de l’enfant, notre fils de 2 ans et 8 mois peut assister à un spectacle d’une heure si le sujet le passionne et si le spectacle est hautement interactif. À contrario, un spectacle de 30 minutes où il devrait rester immobile, se taire et fixer une scène … ça ce n’est pas dans ses cordes.

Il y a Toulouse et dans les alentours des festivals chaque année, Festival de rue de Ramonville, le Marionnettissimo à Tournefeuille … et puis il y a les salles de spectacle pour les petits.

Je te donne 2 supers pistes (que je n’ai pas encore testé personnellement)

La péniche Discalalie 

Dans un cadre original à Ramonville, tu as la péniche Didascalie. C’est ma charmante voisine brésilienne qui m’en a parlé, maman de 2 filles, elle m’a conseillé d’y aller un matin avec Gabi. Nous iront bientôt. Voici la programmation pour les enfants de 2 ans la semaine prochaine: le spectacle s’appelle La machine à son ~ dés 2 ans

Du lundi 4 mars au lundi 8 mars. 10h/ 11h15/ 16h45

L’histoire :

« Manuel récupère les sons de ton quartier, les rénove, les recycle. Il fait de la musique… Mais pour faire ce métier, il ne se sépare jamais de sa « Caisse à Outils », qu’il emmène sur tous les chantiers. Ils sont inséparables… Elle est indispensable !! Grâce à ses principes mécaniques, la Caisse à Outils se transforme en boite à musique, en Machine à Sons, d’où vont sortir et s’animer un tas d’objets sonores, de matériaux de récupération trouvés ça et là dans le quartier… ( tuyaux, roues de vélo, lauzes, pompes à vélo, marteaux, clés plates…). Elle joue de la musique… A la manière d’un orgue de Barbarie.

Entrée : 6 euros – Réservation conseillée : 06 12 89 69 17 – (Salle climatisée, accessible aux personnes à mobilité réduite) »

Plus d’info sur leur site.

Les samedi 9 et dimanche 10 mars, une pièce pour les petits de un an cette fois:

Joyeuse anniversaire lillie chipie

L’histoire :

« Demain, c’est l’anniversaire de Lili. Comme chaque année, elle aura ses cadeaux dès le matin, mais elle ne veut pas attendre ! Sans faire de bruit, dans la nuit, Lili Chipie sort de son lit et se faufile dans le salon… Ses cadeaux sont déjà là ! Tout à coup, les boites s’animent et se transforment : un dragon, un chameau et une plante qui parle viennent lui tenir compagnie durant cette nuit magique. »

tarif : 6 euros

Théâtre des Préambules 

De l’autre côté de la ville, direction Muret au théâtre des Préambules  

« Le projet du Théâtre des Préambules est porté par trois associés issus de l’éducation populaire aux compétences complémentaires dans la gestion et le développement de projets, l’animation socio-culturelle, la programmation, la communication et la gestion technique de salles de spectacles. »

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Voici la pièce de mardi :

 

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En plus des spectacles, le théâtre propose aussi des stages à l’année pour les enfants à partir de 4 ans.

Une idée sortie pour toute la famille, grands parents évidemment, les parents sont aussi admis (avec  autorisation de leur enfant)

Et toi, dans ta famille quelle est l’activité que les enfants partagent avec leurs grands parents?

On se voit au théâtre cette semaine! À bientôt!

Si ce genre d’idées te plaît, je t’en donne d’autres bientôt. Est-ce que tu es partante ?

Photo pixabay

 

Ecouter et transmettre: le métier que j’ai dans la peau …

Je suis diplômée d’une université Australienne en communication, j’ai vécu (étudié et travaillé) 4 années à Perth , en Australie Occidentale. Dans cette vie australienne, j’ai fait des rencontres multi-culturelles, surtout Népalaises, une de mes destinations favorite puisque mes amies y vivent aujourd’hui. 

Travailler, enfin!

Après mes études, je retourne à la Réunion. j’y trouve un emploi d’animatrice socio culturelle dans une association de mon quartier. Association où j’allais enfant, association où ma maman animait un atelier de théâtre. Quelques heures par semaine à faire des additions et écouter des enfants déclamer des poèmes. Notre chance à cette époque, nous pouvions faire cela dehors, profiter du soleil : parler très fort, agiter les bras, théâtraliser ces poèmes pour qu’ils soit mémorisés. J’ai rencontré des parents à bout, des parents investis, un papa désemparé et son petit génie de fils. Lui, venait de perdre sa maman, ce qui restait de sa famille était imprégnée d’une souffrance que je ne peux qu’imaginer. Et lui, était toujours aussi intelligent, souriant, présent et actif. L’enfance. 

Les bonnes rencontres.

Puis, j’ai quitté l’association, enfin pas vraiment, je suis devenue journaliste reporter d’images. Une longue histoire, un coup de chance. Je fais enfin le métier dont je rêve : journaliste. Euh! Attends! On me donne une caméra et un micro, on m’explique qu’il me faut des écouteurs pour vérifier le son. Euh! Je fais quoi ? Tu sais, à la Réunion le chômage c’est la norme, je n’allais pas refuser ce job, sûrement pas. Même si je n’avais aucune idée de comment j’allais assimiler tout ça. Pour te dire, honnêtement, j’ai été embauchée pour faire des captations de spectacles. J’ai commencé par faire ça. J’étais debout, toute une nuit, derrière une caméra que je tournais parfois à gauche à droite. Dans cette entreprise, une chaîne de télévision locale, il y avait aussi un jt. Je ne sais plus bien comment ça s’est fait, mais un jour la rédactrice en chef m’a demandé de travailler pour elle. Elle m’a expliqué ce que je devait faire, elle a pris une feuille et ma montré les différentes valeurs de plans que je devais filmer à chaque fois. Mais pour commencer, avant de faire des reportages complets, je faisais des interviews et je ramenais quelques plans de coupes. J’ai commencé comme cela, doucement avec pour seule certitude la confiance de ma rédactrice en chef, et l’aide de mes collègues (magiques ces collègues) Et puis, j’étais ultra motivée. Je devais m’accrocher, j’étais moins payée que les autres, je travaillais avec ma propre voiture, je ne comptais pas mes heures mais j’étais heureuse de le faire. À la fin de mon contrat dans cette entreprise, le JT a doucement disparu. De mon côté, je devenais pigiste pour les autres médias de l’île. Quel bonheur d’être recommandée, qu’on me fasse confiance, de pouvoir travailler avec un caméraman, un monteur, un ingénieur du son, mais que c’était génial !!! Et puis, quel honneur de lire ou d’entendre mon nom au début d’un sujet. J’étais fière, les enfants de l’association l’étaient aussi, nous ne nous sommes pas quittés. Je leur proposais des ateliers audiovisuels, ils assistaient à des enregistrements d’émissions – le tout bénévolement. 

La pause. 

En arrivant à Toulouse, après plusieurs candidatures infructueuses, je me suis dit que je devais peut-être changer de carrière, faire autre chose. Mais, je n’y arrive pas. J’ai beaucoup réfléchis, cherché, postulé dans d’autres domaines. Je ne trouve pas, je n’ai pas trouvé. Je ne veux pas être autre chose que moi, la petite fille de 12 ans qui voulait être journaliste. Je ne veux pas la décevoir, elle a fait une longue pause ces dernières années. Tu sais ce que je faisais à 12 ans? Je m’allongeais par terre dans le salon, je regardais le JT, avec une feuille et un stylo et je prenais des notes. Enfant, avant de savoir écrire, je savais raconter des histoires. Je les dictais à maman, c’est elle qui écrivait.

Attends, on rembobine! 

La révélation, c’est quand j’ai commencé à faire du terrain et écrire pour la fac, pour notre magazine en ligne et pour les devoirs. Bon, j’avais la pression car mes interviews étaient en anglais, mais je me suis vite habituée. Une fois à La Réunion, faire du terrain dans ma langue maternelle, c’était comme être libre. Simplement libre (ah et je n’avais pas à répéter certains mots à cause de mon accent français)

Il y a eu des portes fermées, des insultes, des tournages ratés, des questions gênantes …. mais je ne m’en rappelle pas en détails. Je ne m’en rappelle pas aussi bien que ce jour où une dame m’a proposé un verre d’eau alors que je faisais du porte à porte pour trouver des témoignages sur une histoire de vols dans un quartier. Elle m’a fait entrer chez elle, car elle a vu que j’étais épuisée. Entre le soleil et les multiples « non », face à elle et à son « non », je lui ai dit que ma matinée était compliquée, j’ai été franche, je n’attendais plus qu’elle change d’avis (mouais, un peu au fond) Je crois que ce jour je suis rentrée bredouille, (avec des images d’illustrations seulement) Mais cette rencontre, et ce verre d’eau m’ont aidé à passer au reportage suivant sans trop de regrets.

Aux suivants

 Je pense que nous avons tous, une histoire, qui vaut la peine d’être partagée, racontée. Je pense que ta vie est importante, que tu dois partager ce que tu as vécu, ce qui te rends unique.

Moi j’ai envie de vivre, d’être heureuse, de rire et de bien manger. Pas toi? J’ai besoin de partager, d’échanger et de mettre en valeur « l’autre » c’est mon cadeau à l’univers. Je suis maman d’un petit garçon de 2 ans très intelligent à qui je fais découvrir le monde, à qui je parle avec des mots « compliqués ». Mon histoire, c’est l’histoire d’une maman qui a un jour perdu pied, trop seule trop fatiguée. Mon fils m’a enseigné plein de choses: qu’il faut regarder les gens dans les yeux quand ils nous parlent, et que nous avons besoin de « l’autre » pour vivre. Besoin d’échanger, de partager et d’écouter.

Je travaille en ce moment sur des portraits vidéos d’ingénieurs, de pâtissiers et d’entrepreneurs. Et toi, c’est quoi ton histoire ? 

A bientôt 🙂