Maman, tu as le droit d’être fatiguée!

Ce message est pour toi, la maman épuisée. Je peux te regarder droit dans les yeux et te dire que c’est compliqué. Ne crois pas tout ce que tu vois sur les réseaux sociaux, les maisons bien rangées, les bébés au lit tôt: tout semble calme, propre et si facile pour les autres. Les jeunes mamans au ventre plat, au brushing impeccable, combien de fois t’ont-elles fait te sentir incapable?

Ce message est pour toi la maman épuisée. Éloigne toi de ces images de vie parfaite. Sont-elles seulement vraies?

Tu fais de ton mieux et tu aimes tes bébés ! Tu allaites à la demande, tu ne les laisses pas pleurer . Ce que tu fais, c’est les laisser explorer. Tu les accompagnes dans la découverte des goûts, des fruits et des légumes. Alors oui, ça crée un énorme chahut. Et comme tu n’es pas un robot aspirateur de jouets, ta maison n’est pas tout le temps bien rangée.

Dans ta famille on partage tout, les journées et les nuits aussi. Le sommeil partagé t’a sauvé la vie. Un tel investissement cela peut être épuisant et c’est toute ta vie de femme qui devient alors compliquée. Mais regarde, tes enfants sont tellement heureux, libres et indépendants pourquoi ferais tu autrement ?

Avec tes enfants, tu es patiente. Tu ne cries pas, tu ne secoues pas, tu ne tapes pas. Tu observes, tu analyses, tu es bienveillante. Mais alors, avec toi même, c’est une autre histoire. Tu es trés exigeante. Sais-tu seulement, que tu as le droit de te trompe?  Tu as aussi le droit d’être fatiguée, et de le dire.

Ce message est pour toi chère maman épuisée, tu ne sais pas ce qui se passe dans les autres foyers. Derrière ces belles photos, lisses, à la limite de la carte postale, que se passe t-il?  Ces personnes ne vivent pas comme toi, vous n’avez pas le même passé ou encore la même aide au quotidien. Tu ne peux pas lui envier sa vie de carte postale, ces quelques images que tu vois passer, ça ne fonctionne pas comme ça.

Dans ta relation avec ton enfant, tu es l’adulte responsable. Tu dois maitriser tes colères et tes angoisses, tu ne veux pas que ton enfant souffre à cause d’une de tes faiblesses. Mais tout cela tu le sais, et tu fais un travail incroyable sur toi même. Une introspection sans pareil, tu es une super maman. Et cela, même si ce n’est pas facile tous les jours.

Écoute moi maman, tu es belle, tu es grande, tu es forte. Ton enfant ne voudrait pas d’une autre maman que toi.

À sa vie, tu es essentielle. Et dans ce monde tu es unique.

Hey maman! Hey papa! Si tu as besoin d’encouragements ou de mots doux, viens me voir on discute ❤ abonne toi

Mon bébé pleure

Sais-tu, que le son de ta voix résonne dans tout mon être

Sais-tu, que lorsque tu pleures, je me sens vaciller

Je me sens basculer, mais je dois me ressaisir, je dois être forte

Je dois te parler

Tu vas voir, on va y arriver

À nous trois, toi, ton papa et moi

Ici tout est si nouveau pour toi

l’espace est immense

Il n’y a plus de limite, il n’y a plus de liquide

Ton monde a changé

J’entends ton chagrin, ta détresse, où était-ce de l’inquiétude ?

À la sortie de la maternité, notre bébé a pleuré toutes les nuits pendant ses 3 premiers mois. En fin de journée, jusqu’à ce qu’il trouve le sommeil vers parfois 1 heure du matin. De gros chagrins qui nous ont épuisés, inquiétés et surtout qui nous ont appris à lui parler. Nous lui chantions des chansons, tout doucement à l’oreille. Évidemment pendant deux à trois heures de pleurs, chanter ne suffisait pas. J’avais pour habitude de lui décrire ce nouveau monde, lui parler du ciel, de son immensité, lui parler du soleil de la lune. J’avais l’impression qu’il était primordial qu’il sache où il était. Pour moi, la césarienne avait été un peu traumatisante, c’était comme si on l’avait arraché à son petit monde, si parfait, si chaleureux et surtout créé sur mesure pour lui, là-bas (enfin ici) dans mon ventre, tout était à sa dimension, petit, il pouvait agiter les bras, les tendre et toujours arriver à une limite.

À sa sortie, arraché à son monde si douillet, tout était nouveau et immense. Il a beau tendre les bras, rien n’est à sa portée, ce monde n’en finit pas .

Je me suis découverte une sagesse et une patience que j’ignorais, je me suis mise à parler à mon bébé pendant des heures. Nous faisions parfois le point sur la journée, ce qu’il avait vu, les personnes qu’il avait rencontrées, ce qu’il avait appris.

J’avais peur de ses pleurs, j’étais inquiète, nous étions seuls, mon mari et moi, mais le fait de parler à notre bébé nous a énormément aidé.

*Photo d’illustration source Internet

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Parfum d’enfance

Je suis tombée sur un parfum qui arrête le temps. Un parfum qui me rappelle que j’ai été libre un jour.

Libre d’être pleinement moi. Libre de courir entre les rochers, de marcher pieds nus dans la ravine. Libre de cueillir et de manger une multitude de fruits. Des fruits dont je ne connaissais pas les noms. Ronds et jaunes, je me disais qu’ils ne pouvaient être que bons. Déformés et verts, je me disais la même chose.

Nous mangions, heureux et insouciants. La liberté était là, acquise. Et jamais, n’avons nous imaginé la perdre un jour. Les cabris galopaient, nous faisions pareil. Il y avait là, quelque part, notre vie secrète. Notre enfance en plein air, en famille, entourés de fruits sauvages et d’animaux.

Parfois, il fallait vite revenir chez une tante ou un oncle pour demander un peu de sel et du poivre. Et, aussi vite que possible, nous repartions. Il y avait des mangues vertes à profusion. Il faut repartir. C’est urgent. Vite, avant que notre enfance ne passe. Avant de devenir définitivement grands. Avant que les saisons ne changent.

L’ âge d’or de nos vies est là-bas, au creux d’une ravine. Au milieux des citronniers, des manguiers… Des citrons à l’écorce dur, aussi sauvages que moi. Aussi robustes que nous. Tellement Libres, farouchement heureux.

Aujourd’hui, je suis tombée sur une simple savonnette, que sa créatrice appelle « soleil ». Ce parfum, qui me rappelle mon enfance, est en réalité un mélange d’huiles essentielles de petit grain de Bigaradier et de listée citronnée. Un bout de ma tendre vie passée, un morceau de ma jeunesse. Cette douce odeur acidulée. Quand entre les branches nous nous mêlions aux feuilles vertes d’un citronnier. Quand petite, je mélangeais ces feuilles avec de la terre et de l’eau, que j’offrais ensuite à maman en lui disant que le repas était prêt. Je fais le plus merveilleux des voyages dans le temps.

Je revis.

Je revis un moment de bonheur absolu, et de liberté immense. Quand on a été aussi libre un jour, on veut l’être pour l’éternité.

Elodie Escande

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L’Océan

Un jour, tu verras ce bleu immense et apaisant

L’océan qui berce notre île,

Cette île que tu ne connais pas encore.

Un jour, tu verras des vagues qui dansent,

Qui se succèdent …

Une, deux  … trois

à l’infini elles se balancent, elles partent et reviennent.

À l’infini, elles nous caressent, nous protègent.

Ce bleu parfois clair, cette eau translucide, tu y verras le sable caché, les cailloux posés, une étoile de mer endormie.

Et peut être, assis face à elle, tu verras une tortue juste devant toi

elle aussi découvre son île, elle aussi vient s’y reposer.

 

Elodie Escande

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Mon fils

À ta naissance, j’ai découvert l’amour inconditionnel. Quelque chose qui m’a complètement surprise et bouleversée, overwhelmed comme ils disent en anglais.

J’étais complètement submergée, dépassée par tant d’amour. Je ne savais pas qu’on pouvait tant aimer.

Et toi, à mon réveil je t’ai vu, enfin, je t’ai tellement attendu.

Nous étions 3 dans la pièce , ton père et ma maman. Mais, c’est vers moi que tu t’es tourné.  Vers moi. (Ca y est je verse ma larme) Tu m’as choisi, encore, tu me regardes et tu ouvres la bouche, tu la refermes, tu ouvres , tu continues et tu me fixes. Tu es calme.

Je suis surprise, tu as quelques heures, je ne sais plus combien, ma longue sieste après la césarienne ma déboussolée. Tu es tout petit, à peine 3 kilos et tant de volonté, tu y mets toute ta force, tu y  mets tout ton cœur, tu me parles.

Je demande à ta grand mère de regarder. Qu’est-ce que tu peux bien faire? Elle me dit que tu as faim. Ah bon? Il sait dire qu’il a faim! Il sait me choisir dans une pièce, il sait tourner la tête vers moi … Il sait dire qu’il a faim. Je suis surprise. Tu sais te faire comprendre et je ne peux pas ignorer les choses que tu sais dire.

C’était notre deuxième tétée et depuis, le jour comme la nuit, on ne les compte plus.