Modifie ton système de pensée!

Le jour ou j’ai changé des petites choses dans mon quotidien, j’ai commencé à aller mieux. Un petit changement, pas d’objectif non réaliste ( genre perdre 20 kilos en 2 semaines, non) Ton cerveau a besoin de directives, le mien était passé en mode survie et je ne le contrôlais plus. Il faut reprendre le contrôle.

Une nouvelle routine

Le matin, se lever faire son lit et prendre une douche. Alors, ça quand on est en bonne santé (physiquement et moralement), on le fait sans se poser de question. Mais quand ton monde s’écroule (deuil, dépression…) le quotidien est un fardeau.

Je te propose de t’imposer, (oui imposer) un changement dés aujourd’hui. Ces changements peuvent être :

  1. Se réveiller à une heure différente ou s’imposer un horaire pour aller au lit.
  2. Faire son lit le matin
  3. Prendre une douche (se laver les cheveux, aller chez le coiffeur ou l’esthéticienne)
  4. Sort de chez toi  
  5. Impose toi un exercice (parler à des inconnus. Poser des questions.) L’idée est de faire cette chose qui te fait te sentir mal à l’aise.
  6. Fait toi plaisir. Trouve une activité rien que pour toi.
  7. Trouve toi un mantra. Répète toi chaque jour une phrase pour te motiver. Il faut que tu te parles!!
  8. Marche. Facile n’est ce pas ? pas pour tout le monde, il y a eu un moment dans ma vie ou des parcours que je faisais avant bébé, étaient évidents. Puis un jour, tu te dis « je ne pense pas pouvoir traverser cette rue, c’est trop long » et une angoisse apparaît. Alors, ignore cette pensée et marche.
  9. Change tes fréquentation et modifie le type de personnes que tu côtoies.
  10. Le soir, remercie l’univers pour tes bons moments de la journée ( même les petites choses)

Au sujet du mantra, je me suis rendue compte que j’avais utilisé la phrase de mon fils pendant des mois. Depuis sa naissance, le matin, nous allons dans la salle de bain, je le place face au miroir dans mes bras et je répète: « je suis grand, je suis fort, je suis intelligent. Je peux réussir tout ce que j’entreprends. » Comme il ne savait parler, c’est en fait moi qui disait cette phrase … à moi même. Et puis un jour, je l’ai dit au féminin. J’ai versé une larme, c’est puissant de se parler, de s’auto congratuler, de s’encourager. C’est important. Le matin nous saluons aussi le monde,  les arbres, les nuages, le ciel, le soleil. Je parle énormément à mon fils, et surtout je lui parle avec de vrais mots et de tous les sujets. J’ai aussi une routine pour la nuit.

Si rien ne change, rien ne change.

Cela peut te sembler bête à entendre mais : si rien ne change, rien ne change. Tu comprends ? Si tu rêves d’une autre vie, dans un autre pays par exemple, il faut commencer à faire des changements la où tu es et maintenant. Car si tu veux changer de déco, il faut déplacer les meubles. N’est ce pas ? Il ne suffit pas de le vouloir trés fort, il faut (physiquement) bouger les meubles.

CHANGE

T’as déjà entendu : « tu es géniale, surtout ne change pas, reste comme tu es » Cette phrase sonne pour moi comme une malédiction. Je te souhaite au contraire, de changer, d’évoluer, d’être constamment entrain d’apprendre et te remettre en question. Je te souhaite de savoir te mettre à la hauteur d’un enfant, de voir le monde depuis ces petits yeux, d’accepter la critique, je te souhaite d’apprendre au prés de quelqu’un qui à première vu « en sait moins que toi » a mon d’expérience.

Si rien ne change, rien ne change.

Change ta façon de penser

Alors comment on fait ça? Comment peut on changer un état d’esprit ? En envoyant de nouvelles informations à ton cerveau. Ton cerveau est un super ordinateur, qui comme je te l’ai dit plus haut, a besoin de directives! Si tu lui dis « je ne sais pas compter » tu ne sauras pas. Si tu lui dis « l’anglais est une langue inaccessible pour moi » tu ne comprendras rien. Si, au contraire, tu lui envoies des messages positifs, « je peux le faire, je suis capable » alors tu y arriveras.

( Allez, fait moi confiance, du collège, jusqu’à la seconde je n’ai jamais eu plus de 7 de moyenne en anglais, puis un jour ma moyenne a presque triplé. Et puis, un autre jour (mdr) je suis allée vivre en Australie.)

Les outils du changement: Lecture et podcast

En france on a pas encore une vraie culture du podcast ( mais il y en a), aux USA c’est fou, y a un podcast pour tout. C’est magique, tu peux écouter et faire ton ménage ou la cuisine. De décembre 2017 à juin, j’ai écouté jusqu’à 2 podcasts par jour. Des sujets divers et variés, surtout en anglais. En me promenant en portant bébé, j’écoutais des podcasts motivants, inspirants. Et j’avais la banane en écoutant ces personnes optimistes et différentes.

Mes podcasts favoris
  • En français l’un des seuls que j’écoute est Nouvelle école. Sur son site, Antonin présente son podcast ainsi « Nouvelle École est un podcast hebdomadaire dont les épisodes sortent le lundi, autour de 17h00. Chaque semaine, je vais à la rencontre des français les plus inspirants, ceux qui sortent des sentiers battus. Ensuite on discute. » et c’est vraiment agréable à écouter. C’est un ami breton qui m’a fait découvrir ces podcasts, j’écoutais au grès des liens qu’il m’envoyait et puis un jour j’ai vraiment accroché.

 

  • Au sujet de l’entreprenariat au féminin tu as Génération XX . Tu peux, tu dois l’écouter même si tu n’as pas pour projet d’entreprendre. On y parle projets féminins, et toutes ces choses qui nous ralentissent (nous les femmes) Pensées auto limitantes, une éducation ou on apprend aux filles qu’elles ne peuvent pas faire certaines choses réserver aux hommes. Il est temps d’en parler non ? C’est un podcast super motivant avec des invitées épatantes. Présentation : « GENERATION XX est un podcast de conversations avec des femmes qui entreprennent, à des âges et dans des milieux différents. Elles ont en commun d’être passionnées, créatives, imparfaites, inspirées et inspirantes. Le but ? Vous faire découvrir des personnalités et des parcours différents. Pas de modèles à suivre ou de recette miracle pour réussir mais de quoi vous inspirer à mener à bien vos propres projets et croire en vos idées. »

Avant de m’arrêter sur ces 2 producteurs de podcasts, j’en ai écouté d’autres, mais ils étaient trop brouillons ou bruyants à mon goût.

Pour les anglophones, les podcasts que j’écoute sont à retrouver sur:

http://jimkwik.com et https://podcast.jennakutcher.com

En terme de lecture, évidement je te conseille Boris Cyrulnik. Je le lis depuis que je suis au lycée. Je ne savais pas que ses textes allaient, aussi, accompagner ma vie de maman.

Je sais pas comment ça fonctionne chez toi, mais mon fils est plein d’énergie, il faut savoir l’occuper (même si il sait jouer seul parfois) il est très actif et a besoin de sortir et que je sois attentive et dans le dialogue, l’échange. La lecture est donc compliqué pour moi. Mais je navigue les blogs, les articles courts (jusqu’à 1500 mots) ça reste faisable pour moi. J’aime lire l’expérience des autres mamans et échanger avec elles. Je suis tombée sur une jolie communauté de femmes ( mais il y’a des hommes aussi ici) et je te ferai un autre article avec les blogs que le lis attentivement.

PARLE

J’allais oublier un point essentiel, parle! PARLE! Ta parole a de la valeur, ton histoire compte parce que tu es unique. C’est difficile de trouver le bon moment, la bonne personne … mais PARLE. Aux inconnus, aux voisins, aux vendeurs, à la pharmacienne, PARLE. La parole soulage, libère. A un moment, je tremblais quand on me parlais, je ne comprenais pas, j’évitais donc les contacts. Puis je me suis souvenue de ma voisine, elle doit avoir 90 ans. Elle sort 2 fois par jour, je la voyais passer alors que moi, à la naissance de mon petit je ne sortais plus. Elle essayait de me parler parfois, elle est aimable vraiment. Puis un jour je me suis dit  » elle a le temps » je vais lui parler. Je ne sais plus, c’est surtout elle qui a parlé. Je l’ai écouté. Ca a été un exercice difficile, car la nausée me donnait envie de rentrer chez moi en courant. Mais je me disais « aller, on s’entraine, un jour ça sera à nouveau facile. » Aujourd’hui nous discutons avec plaisir.

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Voici ce qui a marché pour moi, avec un suivi médical adapté, et j’ai pris le temps qu’il faut. Au début je me suis forcée, beaucoup, ça n’a pas été facile tous les jours, mais je n’avais plus le choix. Je me sentais partir. Des pensées intrusives et omniprésentes, le manque de sommeil, des crises d’angoisses m’ont épuisé. En décembre 2017 je me suis dit, aujourd’hui tu as besoin d’aide, tu vas vivre! Tu veux vivre! La période des fêtes a été éprouvante, je ne devais revoir mon médecin que le 2 janvier. J’ai trouvé le temps long. J’ai réappris à vivre, à parler aux gens, à me faire confiance, à marcher, comme une enfant. J’ai appris avec mon enfant. Et je suis allée à la piscine ( en mars je crois) … haha à cette époque prendre une douche était mon marathon, et là j’étais à la piscine. Enfin, je n’étais pas seule. J’ai écrit à l’équipe de maman Blues, j’ai parlé à d’autres mamans ici, j’ai investi dans une thérapie comportementale et cognitive, j’ai investis en moi. J’ai parlé à ma maman de ce qui se passait, enfin, mon mari l’a appelé et lui a dit ( elle est à La Réunion) Il lui a dit que je pleurais depuis des jours, que j’avais l’air perdu. J’avais perdu 16 kilos en très peu de temps, maintenant je mange, je cuisine à nouveau. Ma vie à changé. Et je parle, même si ça ne plaît pas à tout le monde. JE PARLE. Mais je m’inquiète pour les autres mamans, celles qui n’arrivent pas encore à parler de ce qui arrive. Si seulement vous saviez, vous n’êtes pas seules.

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C’est déjà pas mal non pour changer un peu, puis changer radicalement! Et toi, tu fais quoi pour enclencher un changement chez toi ? Partageons nos idées 🙂 J’espère que tu vas bien, sinon ça ira mieux demain 🙂

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Protégé : Se battre

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Le jour où j’ai arrêté de dormir

Le 17 juin 2016. C’est le jour où j’ai arrêté de dormir. En quasiment 2 ans je ne dormais jamais plus de 2heures d’affilées.

Souvent, j’endormais le petit puis je passais la nuit à m’inquiéter de sa façon de respirer. J’avais peur qu’il arrête de respirer, j’avais le cœur qui serrait, qui palpitait. La gorge nouée, la nausée. Le moindre changement dans sa façon de respirer, me réveillait de toute façon. Doucement, j’ai arrêté de dormir. Quand mon fils s’endormait vers 23h, je restais là, trop angoissée, trop apeurée pour pouvoir dormir.

Et si jamais je fermais l’œil, à 4h du matin j’étais réveillée pour le reste de la journée. Je sortais du lit, j’allais faire du pain, ou regarder la télé. De 23h à 4h, mon fils se réveillait toutes les 2 heures pour téter.

Tu connais la peur? Tu penses connaître l’angoisse, puis un jour tu «accouches », on t’ouvre le ventre, on arrache ton fils, il ne pleure pas. Tu ne l’entends pas, tu t’affoles, tu le réclames, tu demandes apeurée « pourquoi il ne pleure pas? Il se passe quoi? » On te dit de lui donner un peu de temps à ce bébé, et toi tu ne dormiras plus jamais. Il se met finalement à pleurer, on te dit que c’est un beau bébé. Ah bon? Tu le vois à peine, les nausées sont trop fortes, tu vomis. Tu n’arrives pas à le voir. Toi, tu le découvriras 2heures après, tout habillé. Mon bébé est né tout habillé, avec un bonnet sur la tête. 2 heures à le réclamer, je suis éveillée, je vais bien, je le réclame tellement que finalement… on me laisse le voir. Mon bébé est né, il est arrivé devant moi dans un berceau avec ce fameux bonnet. À notre première rencontre, mon bébé est venu tout habillé, et ça mon cerveau ne la jamais accepté, ce n’est pas comme cela que je l’avais imaginé. Depuis ce jour, les nausées, la peur de ses pleurs, et l’insomnie ne m’ont jamais quitté. La cicatrice de ma césarienne, en 2 ans, je l’ai regardé peut-être 3 fois. Parce que je la déteste, pas la peine de me dire que j’ai de la chance d’avoir un beau bébé. J’ai échoué. Mon corps a échoué et une partie de mon âme et restée là-bas, dans cette salle d’opération où mon bébé a tardé à pleuré, dans ce lieu où je n’ai pas pu le voir, le toucher, l’embrasser.

 

PS: je vais beaucoup mieux aujourd’hui, j’ai juste encore besoin de parler de tout ça, deux après j’en suis encore là.

Je veux m’excuser pour le long silence, désolée. Nous avons été très occupés avec le baptême/ anniversaire de bébé. J’ai aussi eu la visite de 2 de mes frères et soeurs, ainsi que de ma petite nièce de 7 mois. C’était un vrai plaisir de la rencontrer. J’espère que vous aussi vous allez bien, ou mieux.

Prendre l’avion avec bébé

 

Notre bébé a pris l’avion pour la première fois à ses 4 mois, nous nous marions  alors à La Réunion. Et cette fameuse expression est devenue réalité, il a dormi comme un bébé pendant tout le vol. La deuxième fois il avait un peu plus d’un an, nous avons voyagé seuls, lui et moi. J’étais en mode commando, le petit en porte bébé devant et le sac a dos de voyage derrière. Et franchement, ça allait. Dans un *bon porte bébé, le petit ne pèse pas et il est bien installé, confortablement blotti contre maman ou papa. Et tu as les mains libres pour faire autre chose. Que demander de mieux?

Mes techniques pour limiter les pleures

Parler à bébé

Tu connais peut-être ma passion pour le blabla avec mon bébé, alors bon, je lui ai parlé. Je lui ai décrit ce qui se passait, par exemple lorsque l’avion va décoller, je lui explique:  

« L’avion décolle. ça veut dire que l’avion commence à avancer, il roule, il va prendre de la vitesse et les roues de l’avion vont se détacher du sol. Nous allons être dans les airs, c’est bien la seule fois que nous pouvons voler comme les oiseaux. »  

Mon objectif : décrire au maximum l’événement pour qu’il se concentre sur ma voix, et se rassure. Et on va dire que ça m’apaise aussi 🙂 

Objectif : communication puissance 3000

Concentre toi sur ta relation avec ton bébé, sur son regard, sa voix, et ignore les gens autour de toi. Propose à ton bébé de faire une ballade dans l’avion, c’est étroit mais c’est possible. Alors là, niveau blabla, accroche toi hein! Il faudra parler pour occuper son esprit 😀

Tu te rappelles les rédactions à l’école? Il fallait « décrire, décrire » Eh bien là, remise à niveau, tu vas en improviser des rédactions! Parle lui du pilote et de son travail, des hôtesses, des passagers, des repas, des boissons, des hublots, des enfants qui voyagent comme lui, des nuages. Tu peux inventer des histoires, un exemple: « Qu’est ce qu’il y a sous les nuages? »

L’allaitement

Notre pédiatre nous avait conseillé de le faire téter au décollage et à l’atterrissage (ou lui donner une sa sucette). Ça a bien marché pour nous, pour les fois ou il a refusé de téter, je lui parlais. 

Choisir son siège

Nous avons voyagé avec Air France, la première fois avec un berceau prêté par la compagnie (Pour avoir le berceau tu paies 40euros pour choisir les sièges face à une parois dans l’avion, où il suffit d’arriver assez tôt à l’enregistrement pour le demander, et là tu paies pas, mais le risque c’est de ne pas avoir la place)

Les hôtesses de l’air étaient adorables, on m’a apporté une grande bouteille d’eau pour le vol, un sac poubelle pour les couches et autres déchets, et une couverture supplémentaire.

La deuxième fois, bébé, bien que pas très lourd (9 kilos), était trop grand pour le berceau. L’équipage a proposé de me déplacer sur une rangée du coté avec des sièges vides. Nous étions a cotés des enfants qui voyagent seuls. Des soeurs jumelles et deux garçons, adorables eux aussi. Ils ont « discuté » avec bébé et l’ont bien diverti, bref c’était un vol de jour, mon bonhomme est resté éveillé longtemps.

Dans l’avion: on marche et on joue aussi!

Si votre bébé est « grand », il faudra prévoir des livres, un album photo, ou une peluche: de quoi le divertir. Mon bébé est plein d’énergie, il a besoin de marcher, de grimper, de parler fort, il lui arrive de pleurer (un bébé humain fait ces choses ) … et c’est normal. Il faudra garder cela à l’esprit si tu choisis un vol de jour, il faut occuper bébé dans un espace très limité, avec des passagers qui ne sont pas des personnes que tu choisis (eh ouais, à moins d’avoir ton jet privé, et là … tu m’appelles).

Il mange quoi bébé dans l’avion?

Niveau alimentation, mon fils est allaité (partout, n’importe où) et il mange bien aussi. Alors dans l’avion avec AirFrance tu auras des petits pots Hipp pour bébé. Tu peux évidement prévoir ta propre nourriture, prépare toi, pour la douane.

Aux contrôles de sécurité on peut ouvrir tes pots pour bébé et en prélever une partie pour un contrôle, tout comme pour l’eau. Tu as le droit d’en avoir, mais ça sera ouvert est testé. Plus tu as de grande quantité de liquide et pots, plus ton contrôle sera long. Ce qui est bien avec Air France, c’est que tu peux à tout moment demander un biscuit, un gâteau ou de l’eau pour ton enfant. Si tu me connais un peu maintenant, tu sais que la nourriture de mon fils c’est sacré, je la prépare moi même, je connais l’origine des carottes qu’il mange et le nom de la personne qui l’a plante ( la meuf est dingue!) et si je dois prendre un petits pots pour un voyage je vais faire de longues recherches, privilégier des choses stockées dans des pots en verres plutôt que des pots en plastiques.

Et puis, je te parle de la gentillesse de l’équipage que j’ai rencontré lors de ces 2 voyages avec bébé. Ils ont proposé de me réchauffer mon plat, parceque je m’occupais de bébé tout en mangeant. Tout comme ils m’ont offert une autre assiette parceque mon fils avait mangé avec moi, et il mange bien. Un autre bout de pain, car le mien était tombé. Une hôtesse m’a proposé de le garder pour que je puisse aller aux WC, bon avec le porte bébé, je peux aller aux wc en le gardant. Mais ça rassure d’être autant soutenue.

Voyager avec des liquides et sécurité

Pour passer le portique de sécurité, on te demandera de poser ton bébé, si il marche bien tu le poses par terre et tu lui expliques qu’il faut attendre, sinon oh oh! petit moment de solitude pour moi quand j’ai voyagé seule, mais une douanière a pris le petit pendant mon contrôle. Le temps de tout remettre dans les sacs, pochette avec les liquides, les pots et les liniment, mon déo bille aussi. J’avais, heureusement, préparé le coup en mettant chaque catégorie de produits dans des petites poches différentes bien distinct, facile à trouver: à sortir et à re ranger (Avant d’avoir bébé, je ne savais pas qu’un tel niveau de préparation existait #bordélique #organisationzéro )

Tu auras besoin 

– Un grand sac à dos 

– Porte bébé (bien plus pratique que la poussette)

– Essentiel pour changer bébé (couches and co, des vêtements de rechange pour bébé et pour maman (ou papa) 

-Un pyjama confortable

– De quoi ranger son linges sales 

-Une couverture pour sa sieste dans le berceau

-Repas et goûter (petite quantité)

-Un bébé (mdr humour)

 

Et puis en voyage, si tu restes longtemps sans le papa de ta progéniture, pense a lui montrer des photos aussi souvent que possible, fait des appels vidéos. A un peu plus d’un an, mon bébé réclamait son papa toute la journée. 

PS

Tu vas à La Réunion?

Chez nous, la vie est belle mais elle est chère. Point. Pars du principe que ce que tu achètes dans l’hexagone, tu vas le payer deux fois plus à La Réunion. (Et non, ce n’est pas qu’une question d’importation, c’est aussi une longue culture d’abus, wow le sujet est complexe)

Niveau cosmétique, rapporte donc ce dont tu as besoin pour ton bébé, certains produits sont compliqués à trouver sur place, oui quand on utilise pas des grandes marques pleines de cochonnerie. Donc pour les basiques:

-Créme solaire (selon âge de bébé, Alphanova, ou Laboratoire de Biarritz, un truc un peu clean)

– Produits pour le bain de bébé

-Liniment

 Vous partez où en voyage ? :-) Et toi, la première fois que tu as voyagé avec ton bébé raconte moi comment cela s'est passé ....

 

Ce que je vois dans ton regard

Debout sous la pluie. Être présente physiquement, mais loin, tellement loin que les voix qui nous parlent sont inaudibles et que le futur semble incertain. Vide, le ventre vide, le corps épuisé, l’âme torturé.  C’est toute notre vie qui est remise en question. Qui suis-je? Qu’est ce que je fais là, pourquoi, pour qui?

Cette sensation de flotter, de bouger sans pour autant maîtriser ses pas. On fait ce qui doit être fait, on attire pas le regard, discrète et absente. Épuisée. Je me suis perdue sur le chemin du bonheur et là mon entourage euphorique ne peut pas m’aider. C’est alors que doucement il disparaît. Dans ce tourbillon, dans cette tempête lourde, dans le froid, sous la pluie je suis seule. Personne ne peut m’aider. Enfin, je vois le monde à travers un filtre sombre, négatif, en noir en blanc et tellement triste. Jusqu’au jour où, une autre femme me tendra la main. Puis une communauté de femmes, (des inconnues? et alors) nous sommes tellement plus fortes ensembles. J’ai serré dans mes bras une inconnue, et puis non, elle me connait mieux que bien des proches, je pense même qu’elle m’a sauvé la vie. Je lui ai dit merci, nous avons ri et je me suis éloignée, légère, sereine, et même … heureuse. Je suis partie en me disant « plus jamais » Plus jamais je ne me tairai, plus jamais je ne regarderai le sol, la tête lourde alors qu’on me parle.

Et puis un ami m’envoie ce lien. Une réalisatrice/apnéiste/ danseuse Réunionnaise qui dans le silence le plus profond, me parle. Toutes ces choses que je n ‘ai jamais osé dire, sont là. Julie Gauthier signe AMA, une chorégraphie poétique dédiée aux femmes du monde.

La légende signée Julie explique:

« Ama est un film sans parole qui raconte une histoire que chacun peut interpréter à sa manière, selon son propre vécu, tout est suggéré, rien n’est imposé.

J’ai voulu mettre dans ce film ma plus grande douleur en ce monde. Pour qu’elle ne soit pas trop crue je l’ai enrobée de grâce. Pour qu’elle ne soit pas trop lourde je l’ai plongée dans l’eau.

Je dédie ce film à toutes les femmes du monde. »

*La réalisatrice Julie Gautier est originaire de L’île de La Réunion où elle découvre la plongée sous marine avec son père, et la danse auprès de sa maman danseuse. Alors âgée de 26 ans elle s’installe à Nice et devient une figure incontournable de la cinématographie sous marine. Si vous avez vu le clip Runnin’ (Lose it all) de Beyoncé (26millions de vues) alors vous connaissez déjà son travail.

Alors, vous allez me dire: « mais cette femme est EXTRAORDINAIRE!! » et je vous répondrai juste : »C’est une maman Réunionnaise. »

Photo capture d’écran AMA youtube

Ama de Julie Gauthier

Credits AMA :

Choreographer : Ophélie Longuet Music : « Rain in your black eyes », Ezio Bosso. (P) Sony Music Entertainment. Cinematographer : Jacques Ballard Editor : Jérôme Lozano Colorist : Arthur Paux @ Spark Seeker Compositing : Gregory Lafranchi @GoneFX Sound mix : Nassim El Mounabbih @Dinosaures Production : Spark Seeker/Les Films Engloutis Associated Producers : Y-40 The Deep Joy/RVZ Camera Assistant : Arthur Lauthers Electrician Romain Mostri Safety Freedivers : Anne Maury – Fouad Zarrou Making off : Jimmy Golaz Camera Rental (Red VistaVision 8K) RVZ Light&Electric Rental : TSF Cannes Wardrobe : Tatiana Henri

Mon brouillard

Mon brouillard

Je me réveille et tu es là. Enfin, j’ouvre les yeux, parce que depuis des mois, je ne dors pas.

Toi, tu es prêt. Comme moi, tu ne connais pas le repos. Tu t’immisces dans mon esprit et tu souffles de toutes tes forces. Dans ce tourbillon qui m’enveloppe, les voix sont multiples, bruyantes, rapides, confuses:

« Et si il arrête de respirer, tu fais quoi? »

« Et si il tombe, si il s’étouffe »

« Méfie toi »

« Garde les yeux ouverts »

« C’est à toi seul de t’occuper de lui »

«Et de toute façon tu es seule »

Mon brouillard

Personne ne te vois, personne sauf moi. Tu es là, vicieux, stressé, et moi, je ne bouge pas. Je t’écoute et j’attends que la tempête passe. Sauf que, tu n’as pas envie de t’arrêter, tu seras là pendant de longues heures. Des journées interminables, des semaines, des mois, de nombreux mois. Tu es accroché à mon esprit, et puis finalement tu le contrôles. Tu es fort, plus fort que moi, pendant longtemps tu le seras.

Comment en sommes nous arrivés là?  Toi, le brouillard si épais qu’il me fait naviguer sans repères et moi, la pauvre petite qui a l’air moins capable que les autres. Celle qui n’y arrive pas, c’est moi.

Celle dont on dit qu’elle est une maman poule, qu’elle a toujours l’air fatigué, que ses cheveux sont crasseux. C’est moi.

Celle que ses émotions font trembler pour finalement se retrouver, en pleurs, à terre dans le coin d’une pièce sombre, pendant que son bébé dort. C’est encore moi.

Celle a qui on a dit de laisser son enfant pleurer, qu’il n’en mourrai pas … Je vous ai entendu, et je suis transie de peur quand mon enfant pleure, d’angoisses, de nausées. Et en plus, votre jugement me fait me sentir encore plus coupable. Vous pensez m’aider, en me conseillant de laisser mon enfant pleurer, ça me paralyse. Je suis la maman coupable de trop prendre son fils dans ses bras, celle qui se promène enrobée dans un brouillard qu’elle ne choisi pas.

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Lecture qui me réconforte: « Sauve toi, la vie t’appelle » de Boris Cyrulnik

« La vie est folle n’est ce pas ? C’est pour ça qu’elle est passionnante. Imaginez que nous soyons équilibrés dans une existence paissible, il n’y aurait ni événement, ni crise, ni trauma à surmonter, de la routine uniquement, rien à mettre en mémoire; nous ne serions même pas capable de découvrir qui nous sommes. Pas d’événements donc pas d’histoire, pas d’identité. Nous ne pourrions pas dire : « voila ce qui m’est arrivé, je sais qui je suis puisque je sais ce dont je suis capable face à l’adversité. »

Boris Cyrulnik, il me semble qu’il a toujours les mots justes. J’aime le lire depuis des années, maintenant que je suis maman, il m’aide aussi à mieux comprendre mon enfant (du point de vue de la neurosciences) Et puis; j’apprends à accepter ma propre enfance. « Sauve toi, la vie t’appelle » est à lire et à partager sans modération.

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Et toi? Comment tu vas ?

Maman, tu as le droit d’être fatiguée!

Ce message est pour toi, la maman épuisée. Je peux te regarder droit dans les yeux et te dire que c’est compliqué. Ne crois pas tout ce que tu vois sur les réseaux sociaux, les maisons bien rangées, les bébés au lit tôt: tout semble calme, propre et si facile pour les autres. Les jeunes mamans au ventre plat, au brushing impeccable, combien de fois t’ont-elles fait te sentir incapable?

Ce message est pour toi la maman épuisée. Éloigne toi de ces images de vie parfaite. Sont-elles seulement vraies?

Tu fais de ton mieux et tu aimes tes bébés ! Tu allaites à la demande, tu ne les laisses pas pleurer . Ce que tu fais, c’est les laisser explorer. Tu les accompagnes dans la découverte des goûts, des fruits et des légumes. Alors oui, ça crée un énorme chahut. Et comme tu n’es pas un robot aspirateur de jouets, ta maison n’est pas tout le temps bien rangée.

Dans ta famille on partage tout, les journées et les nuits aussi. Le sommeil partagé t’a sauvé la vie. Un tel investissement cela peut être épuisant et c’est toute ta vie de femme qui devient alors compliquée. Mais regarde, tes enfants sont tellement heureux, libres et indépendants pourquoi ferais tu autrement ?

Avec tes enfants, tu es patiente. Tu ne cries pas, tu ne secoues pas, tu ne tapes pas. Tu observes, tu analyses, tu es bienveillante. Mais alors, avec toi même, c’est une autre histoire. Tu es trés exigeante. Sais-tu seulement, que tu as le droit de te trompe?  Tu as aussi le droit d’être fatiguée, et de le dire.

Ce message est pour toi chère maman épuisée, tu ne sais pas ce qui se passe dans les autres foyers. Derrière ces belles photos, lisses, à la limite de la carte postale, que se passe t-il?  Ces personnes ne vivent pas comme toi, vous n’avez pas le même passé ou encore la même aide au quotidien. Tu ne peux pas lui envier sa vie de carte postale, ces quelques images que tu vois passer, ça ne fonctionne pas comme ça.

Dans ta relation avec ton enfant, tu es l’adulte responsable. Tu dois maitriser tes colères et tes angoisses, tu ne veux pas que ton enfant souffre à cause d’une de tes faiblesses. Mais tout cela tu le sais, et tu fais un travail incroyable sur toi même. Une introspection sans pareil, tu es une super maman. Et cela, même si ce n’est pas facile tous les jours.

Écoute moi maman, tu es belle, tu es grande, tu es forte. Ton enfant ne voudrait pas d’une autre maman que toi.

À sa vie, tu es essentielle. Et dans ce monde tu es unique.

Hey maman! Hey papa! Si tu as besoin d’encouragements ou de mots doux, viens me voir on discute ❤ abonne toi

Mon bébé pleure

Sais-tu, que le son de ta voix résonne dans tout mon être

Sais-tu, que lorsque tu pleures, je me sens vaciller

Je me sens basculer, mais je dois me ressaisir, je dois être forte

Je dois te parler

Tu vas voir, on va y arriver

À nous trois, toi, ton papa et moi

Ici tout est si nouveau pour toi

l’espace est immense

Il n’y a plus de limite, il n’y a plus de liquide

Ton monde a changé

J’entends ton chagrin, ta détresse, où était-ce de l’inquiétude ?

À la sortie de la maternité, notre bébé a pleuré toutes les nuits pendant ses 3 premiers mois. En fin de journée, jusqu’à ce qu’il trouve le sommeil vers parfois 1 heure du matin. De gros chagrins qui nous ont épuisés, inquiétés et surtout qui nous ont appris à lui parler. Nous lui chantions des chansons, tout doucement à l’oreille. Évidemment pendant deux à trois heures de pleurs, chanter ne suffisait pas. J’avais pour habitude de lui décrire ce nouveau monde, lui parler du ciel, de son immensité, lui parler du soleil de la lune. J’avais l’impression qu’il était primordial qu’il sache où il était. Pour moi, la césarienne avait été un peu traumatisante, c’était comme si on l’avait arraché à son petit monde, si parfait, si chaleureux et surtout créé sur mesure pour lui, là-bas (enfin ici) dans mon ventre, tout était à sa dimension, petit, il pouvait agiter les bras, les tendre et toujours arriver à une limite.

À sa sortie, arraché à son monde si douillet, tout était nouveau et immense. Il a beau tendre les bras, rien n’est à sa portée, ce monde n’en finit pas .

Je me suis découverte une sagesse et une patience que j’ignorais, je me suis mise à parler à mon bébé pendant des heures. Nous faisions parfois le point sur la journée, ce qu’il avait vu, les personnes qu’il avait rencontrées, ce qu’il avait appris.

J’avais peur de ses pleurs, j’étais inquiète, nous étions seuls, mon mari et moi, mais le fait de parler à notre bébé nous a énormément aidé.

*Photo d’illustration source Internet

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Mon fils (2)

Je t’ai vu sursauter

Je t’ai vu avoir peur

Je t’ai vu chercher ma main dans le noir

Je t’ai vu t’apaiser, grâce, à une toute petite caresse

À des touts petits mots

Je te dis que je suis là, que je te protège, que je t’aime

je t’aimerai toute ma vie

Que je t’aime le matin, le midi, le soir

Lorsque je dors aussi

Il suffit d’un changement dans ta façon de respirer

Et je me réveille

Il suffit d’un mouvement inhabituel et je ne dors plus

Je te surveille

Comme à notre rencontre

Te souviens tu?

Je t’ai regardé les yeux pleins d’amour et d’admiration

je t’ai regardé et j’ai oublié de dormir

J’ai oublié de manger

J’ai oublié

Tu m’avais envoutée

Ce sort que tu m’as jeté

Je ne veux pas m’en défaire

Je veux seulement te rassurer

Te raconter comme ce monde est beau

Te dire que dehors le vent souffle, il agite les feuilles des arbres

Cette jolie danse tu pourra en profiter bientôt

Voir les fleurs, sentir leur parfum

Et découvrir notre monde,

Ce monde immense qui t’impressionnes parfois

Quand tu seras prêt, je le serai aussi.

Parfum d’enfance

Je suis tombée sur un parfum qui arrête le temps. Un parfum qui me rappelle que j’ai été libre un jour.

Libre d’être pleinement moi. Libre de courir entre les rochers, de marcher pieds nus dans la ravine. Libre de cueillir et de manger une multitude de fruits. Des fruits dont je ne connaissais pas les noms. Ronds et jaunes, je me disais qu’ils ne pouvaient être que bons. Déformés et verts, je me disais la même chose.

Nous mangions, heureux et insouciants. La liberté était là, acquise. Et jamais, n’avons nous imaginé la perdre un jour. Les cabris galopaient, nous faisions pareil. Il y avait là, quelque part, notre vie secrète. Notre enfance en plein air, en famille, entourés de fruits sauvages et d’animaux.

Parfois, il fallait vite revenir chez une tante ou un oncle pour demander un peu de sel et du poivre. Et, aussi vite que possible, nous repartions. Il y avait des mangues vertes à profusion. Il faut repartir. C’est urgent. Vite, avant que notre enfance ne passe. Avant de devenir définitivement grands. Avant que les saisons ne changent.

L’ âge d’or de nos vies est là-bas, au creux d’une ravine. Au milieux des citronniers, des manguiers… Des citrons à l’écorce dur, aussi sauvages que moi. Aussi robustes que nous. Tellement Libres, farouchement heureux.

Aujourd’hui, je suis tombée sur une simple savonnette, que sa créatrice appelle « soleil ». Ce parfum, qui me rappelle mon enfance, est en réalité un mélange d’huiles essentielles de petit grain de Bigaradier et de listée citronnée. Un bout de ma tendre vie passée, un morceau de ma jeunesse. Cette douce odeur acidulée. Quand entre les branches nous nous mêlions aux feuilles vertes d’un citronnier. Quand petite, je mélangeais ces feuilles avec de la terre et de l’eau, que j’offrais ensuite à maman en lui disant que le repas était prêt. Je fais le plus merveilleux des voyages dans le temps.

Je revis.

Je revis un moment de bonheur absolu, et de liberté immense. Quand on a été aussi libre un jour, on veut l’être pour l’éternité.

Elodie Escande

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