« Oté Grand-mère » une chanson Réunionnaise parfaite

Chez nous, on aime la musique, c’est comme ça. Autant mon mari, le Tarnais qui écoute absolument tout, que moi, la Réunionnaise qui adore son Maloya.

Notre bébé est comme nous, la musique, il adore. Il se tortille en me donnant la télécommande. C’est un code entre nous, je lui dis: « tu veux de la musique? Tu veux danser?» Il dit: « hmm » et hoche la tête pour me dire oui. Allez, direction deezer, et là … monsieur est difficile. Au fil des playlists, il s’agite quand il n’aime pas une chanson. Je lui demande: « je change ? » à nouveau, il secoue la tête pour me dire oui.

Ainsi, nous allons au grès des goûts musicaux très frais, d’un petit bonhomme de quelques mois. Et à la fin d’une chanson, bébé applaudit. Il le fait depuis qu’il sait applaudir, il a un grand respect pour les artistes.

Des chansons que nous écoutons sur notre téléphone, c’est pareil. Mais, son choix est cette fois ci bien plus rapide. Il s’arrête sur une chanson Réunionnaise emblématique «Grand mère » de Ousanousava.

C’est vrai que nous l’avons écouté quelques fois, ce n’est pas une chanson très gaie (pour un bébé) mais elle nous va droit au coeur. Déjà, son tout petit coeur de bébé métisse est tout aussi réceptif.

Les premières notes sont magiques. C’est un savant mélange de nostalgie et d’amour qui vient remplir mon coeur à chaque fois. Je ne m’en lasse pas, la douceur que dégage cette chanson est d’un autre monde, elle me transporte. Je suis sur mon île, les pieds dans l’eau, après le pique-nique dominicale en famille.

« Oté Grand-Mére » ce message à une personne que l’on aime, partie et qu’on ne reverra plus. Cette lettre d’adieu, cet hommage, nous aurions pu l’écrire, toi ou moi … L’envie d’entendre cette personne une dernière fois, nous raconter ses histoires. Ce chagrin incommensurable à son départ. Et puis, l’espoir de la revoir à n’importe quel moment, ouvrir une porte, revenir dans nos vies, et être, à nouveau là avec nous.

Cette chanson me touche, et elle m’accompagne depuis des années maintenant. Lors d’un deuil douloureux, nous reviennent des souvenirs, des détails, une expression sur un visage. Les rides, les traits. Je me souviens d’un million de détails du visage de mon oncle. Lui est parti je n’avais que 13 ans, et je me souviens des lignes sur son front, de ses jolies fossettes sur ses joues (mon bébé a les mêmes), son sourire que nous admirions. Et il y a aussi ce rire qui résonne encore dans mon esprit, tout comme les derniers mots maladroits que je lui ai dit. Lui est parti mais le souvenir reste, et restera à jamais. 18 ans déjà. Alors pour moi, écouter cette chanson, c’est lui rendre continuellement hommage, lui dire que je sais qu’il ne nous a pas vraiment quitté, qu’on se reverra un jour. Et surtout, que je ne l’ai pas oublié. Alors, comme le dit la chanson: « pardon si aujourd’hui je pleure. »

Oté grand- mère une superbe chanson (Réunionnaise) de Frédéric Joron. Elle date de 1984, et c’est aujourd’hui la berceuse de mon fils.

Et toi, tu la connais ? C’est quoi ta chanson Réunionnaise préférée?

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Lettre à ma grand-mère créole

J’aimerai te dire, grand-mère, que je ne sais pas pourquoi je t’aimais à ce point, c’était comme ça. Je t’aimais, je te trouvais belle avec ta longue robe à fleurs que tu avais faite toi même, tu étais toute menue. Je trouvais tes yeux clairs si beaux, mais ton regard était rempli de tristesse, tu as vu une misère que je ne peux qu’imaginer.

Tu me manquais quand je ne te voyais pas. Peu importait le monde autour de nous, ou vos querelles de grandes personnes, nous on s’aimait pour de vrai. Notre relation était spéciale, dans la grande discrétion qui te caractérisait si bien, tu m’aimais. J’allais à l’église avec toi, tu me donnais des biscottes et du fromage kiri a manger. J’adorais ce fromage, et je raffole toujours de biscottes. En fait, c’est ce moment avec toi que cherche à retrouver, mais plus rien n’a le même gout depuis que tu es partie.

J’aimais, me cacher du soleil sous ton immense capeline, ce chapeau en paille qui te faisait de l’ombre au visage et qui te rendait si belle. Toute petite, je te fixais longuement. J’attendais avec admiration, que tu dévoiles un peu de ta longue chevelure argentée. À mes yeux, ta peau était parfaite, d’un noir magnifique. Le temps avait creusé des sillons sur ton si beau visage, chaque ride était le témoin de ta vie, des grands événements comme de ceux les plus terribles.

J’ai longtemps voulu te poser des questions sur cette grande misère que tu as connu, mais tu faisais partie d’une génération assez pudique, j’avais peur de te voir malheureuse.

Depuis que tu es partie, je te vois dans mes rêves. Tu ne me dis rien, tu me regardes. C’est pour moi comme un ultime message, tu es la, tu me protèges. Et puis, par dessus tout, tu m’aimes.

Et toi? As-tu un message a envoyer à quelqu’un qui est parti? Tu sais, je pense qu’ils sont là, nous écoutent et nous protègent. Il est encore temps de lui dire cette chose que tu as encore sur le coeur ❤

Passion Macatia

Macatia

Ce que j’aime manger de typiquement Réunionnais et que je ne retrouve pas à Toulouse: Le macatia!

Déjà, la base. Selon Wikipedia: « Un macatia est un petit pain sucré typique populaire dans plusieurs îles de l’océan indien: La Réunion, l’Île Maurice, Madagascar et les Comores. » C’est wiki hein, c’est pas une source universitaire, mais pour cette fois ça ira.

Le macatia est un petit pain rond sucré, dans ma famille on le mange avec du beurre salé.

Bon. Oui, j’adore le macatia. Mi aime mi aime ❤ macatia jambon beurre, ou confiture et apparemment la nouveauté c’est le macatia bouchon gratiné. Un genre de panini. Donc oui le macatia se mange à toutes les sauces. Vraiment. Ouvre ton frigo, choisi une chose qui se mange. Oui, ça, ça va dans ton macatia. Je rigole, repose tout de suite ton bol de lentilles! Faut pas croire tout ce que tu lis sur internet hein 😀 Oups pardon, je disais donc, le macatia c’est la vie!!

Et comme je n’en trouve pas à Toulouse, je le fais moi même à la maison. C’est bon, ça tient la route et mon bébé adore. C’est tout ce qui compte!

PS: Si tu es Réunionnais tu dis peut-être kamatia ? non? ah ok c’est que moi alors. Sinon, on t’as déjà traité de macatia ? Ah, ça aussi y a que moi ? *Solitude*

Et pour la recette il te faut

500 gr de farine

5 gr de sel

1 sachet de levure boulangère

100gr de sucre

25gr de beurre

250 ml d’eau

Et à la main, baaah, faut beaucoup d’énergie pour mélanger:

D’abord on mélange les ingrédients sec. Puis, on ajoute le beurre ramolli et la moitié d’eau. Tu mélanges.  Et tu ajoutes le reste d’eau au fur et à mesure. Ton objectif: obtenir une pâte bien homogène. Quand la pâte ne colle plus: tu as gagné!

On laisse cette jolie boule blanche pousser pendant une heure dans un saladier huilé. Après tu fais des petites boules ( je pense que tu peux en avoir 8) tu peux les peser pour qu’elles fassent la même taille ( moi je fais sans, je dois aller vite avec mon bébé, pas le temps de peser)

Tu fais une croix sur tes macatias (tu coupes, tu ne les abandonnes pas) et tu badigeonnes tes petites boules avec de l’eau.

Dans un four préchauffé à 200• on enfourne pendant 15 minutes. Tu peux aussi ajouter un récipient avec de l’eau dans le four lors de la cuisson. (Dans ramequin qui va au four par exemple.)

PS 2 hihi: Va voir la recette de Madame Antou, elle est top 😉

 

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Je suis Réunionnaise! Oté La Réunion

Billet doux

Billet d’où?

Cette année j’ai 30 ans! Sur ces 30 années, j’en ai vécu 8 loin de ma merveilleuse (en toute objectivité)  île natale. L’île de la Réunion.

NB (rode pas dezorde*) La Réunionnaise est toujours objective quand elle vous dit que son île est la plus belle, que son ananas Victoria est le plus sucré, que son sucre de canne est le plus roux et que le tout, est, en toute objectivité  : la crème de la crème ! Le meilleur.

Le fait d’être loin, un peu exilée, aide à oublier les malheureux défauts que, peut être (jure pas moins) nous avons. Des défauts, que seuls les Réunionnais peuvent pointer du doigt 😉 ! Évidemment.

Nous acceptons la critique, quand elle ne nous critique pas, et nous ne supportons pas la comparaison, avec d’autres (une autre) îles. Aussi proche (très proche) soit elle (ok Ou voi la! L’autre île parfaite)

Mais la je généralise, ah oui… Ça non plus on aime pas.

Nous, vous, enfin … tout le monde devrait pouvoir aimer mon île. La connaitre, y goûter nos mets.

Les letchis en fin d’année, eux aussi les meilleurs AU-MONDE. Tout le monde devrait avoir la chance de sentir cette douce odeur de sucre roux quand on quitte la ville de l’Etang Salé direction St Louis. Ah! Cette odeur sucrée quand le jour se lève, ou qu’une journée s’achève. Cette lueur sur la montagne, et ces couleurs uniques. Uniques vous dis-je! Uniques.

Entre les champs de cannes qui bordent cette route un peu déformée, à côté de l’usine sucrière, l’histoire de mon île s’écrit avec du sucre, du coton et du sel. (route déformée à mon époque, et aujourd’hui ?)

Ou, cette odeur de sel marin quand on approche le littoral St-Leusien. Ces matinées à l’entrée de la ville où, au loin, on croire voir du brouillard mais enfait c’est un nuage de sel extra fin, du sel pur qui se pose sur nos lèvres. Du sel pur.

Les parfums de mon île me manquent …

  • Jaime : 

Les voyages

les longues parenthèses

Les histoires gramounes*

Gros pois ek rogail la morue

Les avocats de La Réunion

Cuisiner

Les rires de mon bébé

Le métissage

Les blagues de mon mari

Ma famille

La contradiction

  • Je n’aime pas :

Les donneurs de conseils (mais j’en ai moi même de très bon)

Les huîtres

Faire la vaisselle, vraiment pas!

 

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Le thé Réunionnais

Photo EE

Petite, je n’aimais pas le thé.  Mais, c’était la seule boisson chaude que buvait ma maman. Il y a donc, toujours eu chez nous, un doux parfum de thé.

Quand j’ai quitté la maison pour l’Australie, je suis devenue une grande amatrice de thé … des tasses pleines, une, deux, plusieurs. Ce breuvage était ma madeleine, des parfums qui me ramènent à la maison, avec ma douce maman.

Le thé, je l’aime sans sucre, dans une jolie tasse de préférence. Un gros mug pour l’hiver et une tasse en verre en été.

Chez moi, Je suis plutôt thé vert et miel le matin. En voyage, je varie les plaisirs. Thé à la rose en Australie, thé vert à la menthe au Maroc, thé noir Mauricien à la vanille, ou encore un Thé à l’indienne comme celui de mon amie Népalaise. Des classiques.

Mais le plus remarquable, est celui que j’ai goûté dans la fraicheur des hauts de  La Réunion.

Le thé blanc de Grand-Coude.

Le thé Réunionnais se mérite. Il faut monter, rouler de longues minutes, jusqu’à ne plus voir de maisons. Quitter la chaleur des villes du littoral et arriver dans ce petit coin de paradis, au frais. Le seul thé français, se cache dans un village niché à 1100 mètres d’altitude, à St-Joseph. C’est un lieu magique: Le Labyrinthe En-Champ-Thé

A notre arrivée, c’est une petite forêt de théiers qui nous attend. Le thé est là, devant nous, à notre portée.  Entre ces arbres qui poussent librement, il fait bon se promener, se perdre, se reposer et reprendre sa route. Un petit labyrinthe à visiter en famille, un dépaysement pour moi, Réunionnaise qui n’avait jamais vu Grand-Coude. Un pur moment de douceur, du thé Français, biologique, à l’abris de la pollution urbaine.

Après notre ballade, nous nous sommes posés, pour enfin boire ce fameux thé.

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Parfum d’enfance

Je suis tombée sur un parfum qui arrête le temps. Un parfum qui me rappelle que j’ai été libre un jour.

Libre d’être pleinement moi. Libre de courir entre les rochers, de marcher pieds nus dans la ravine. Libre de cueillir et de manger une multitude de fruits. Des fruits dont je ne connaissais pas les noms. Ronds et jaunes, je me disais qu’ils ne pouvaient être que bons. Déformés et verts, je me disais la même chose.

Nous mangions, heureux et insouciants. La liberté était là, acquise. Et jamais, n’avons nous imaginé la perdre un jour. Les cabris galopaient, nous faisions pareil. Il y avait là, quelque part, notre vie secrète. Notre enfance en plein air, en famille, entourés de fruits sauvages et d’animaux.

Parfois, il fallait vite revenir chez une tante ou un oncle pour demander un peu de sel et du poivre. Et, aussi vite que possible, nous repartions. Il y avait des mangues vertes à profusion. Il faut repartir. C’est urgent. Vite, avant que notre enfance ne passe. Avant de devenir définitivement grands. Avant que les saisons ne changent.

L’ âge d’or de nos vies est là-bas, au creux d’une ravine. Au milieux des citronniers, des manguiers… Des citrons à l’écorce dur, aussi sauvages que moi. Aussi robustes que nous. Tellement Libres, farouchement heureux.

Aujourd’hui, je suis tombée sur une simple savonnette, que sa créatrice appelle « soleil ». Ce parfum, qui me rappelle mon enfance, est en réalité un mélange d’huiles essentielles de petit grain de Bigaradier et de listée citronnée. Un bout de ma tendre vie passée, un morceau de ma jeunesse. Cette douce odeur acidulée. Quand entre les branches nous nous mêlions aux feuilles vertes d’un citronnier. Quand petite, je mélangeais ces feuilles avec de la terre et de l’eau, que j’offrais ensuite à maman en lui disant que le repas était prêt. Je fais le plus merveilleux des voyages dans le temps.

Je revis.

Je revis un moment de bonheur absolu, et de liberté immense. Quand on a été aussi libre un jour, on veut l’être pour l’éternité.

Elodie Escande

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L’Océan

Un jour, tu verras ce bleu immense et apaisant

L’océan qui berce notre île,

Cette île que tu ne connais pas encore.

Un jour, tu verras des vagues qui dansent,

Qui se succèdent …

Une, deux  … trois

à l’infini elles se balancent, elles partent et reviennent.

À l’infini, elles nous caressent, nous protègent.

Ce bleu parfois clair, cette eau translucide, tu y verras le sable caché, les cailloux posés, une étoile de mer endormie.

Et peut être, assis face à elle, tu verras une tortue juste devant toi

elle aussi découvre son île, elle aussi vient s’y reposer.

 

Elodie Escande

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