3 astuces pour booster ta journée

On est mercredi? Mercredi c’est PODCAST! C’est le podcast à maman du jour, tout frais, tout beau! Prépare toi à changer ta vie, à booster ta life, à kiffer le podcast  N’hésite pas à le partager, à le faire voyager! Il est court et on va droit au but, c’est le podcast des gens pressés hein! J’attends ton avis, le podcast est aussi sur youtube.

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Le podcast à Maman

… Bon, ok on laisse les papas venir aussi. Je me lance, je suis trop contente de te partager ça !!!!

Je me lance! Je te propose un moment de grande franchise, un moment pour parler de nos vies de parents. Dans ce premier épisode, je me présente, et je te parle d’un changement que je vis en ce moment.
J’ai une grande passion pour les podcasts, je suis abonnée à plusieurs comptes de femmes dont j’aime le parcours et le discours. Mes copines te le diront, j’ai aussi une grande passion pour les notes vocales 😂 Parceque écrire ça fatigue les doigts oh! Non mais oh! Je préfère parler. Alors le podcast c’est fait pour moi. Ce premier épisode, c’est pour me lancer, commencer, arrêter d’y penser et enfin passer à l’action. La technique n’est pas parfaite, mais ça va s’améliorer 😉 je vais m’améliorer. Ce premier épisode est sponsorisé par la sieste exceptionnelle de Gabi! Le lien est dans ma bio, le podcast est aussi sur mon compte YouTube. J’espère que ça va te plaire. #lepodcastàmaman#podcastàmaman #podcast #maman#papa #bebe #bébé #famille #bonheur#amour #parler #mama #hireme#bienveillance #maternage#allaitement #ose

les liens sont ici , pour le moment tu peux me trouver sur youtube ou sur soundcloud!

 

Toi

T’as d’lamour 

T’as des jours de pluies, de tempêtes et d’orages

T’as des jours de soleil, t’es en tongues et tu relaxes 

T’as des jours de grandes formes et des petits jours de grandes tristesses 

T’es là, t’existes, tu respires, tu te bats 

Enfin, tu le fais plus ou moins 

Et puis un jour, t’as un bébé

T’as pas le choix, pour lui faut foncer 

T’arrêtes d’empiler tes vieux démons sous ton grand tapis imaginaire 

Tu t’en occupes 

Tu nettoies tes placards

Tu tries tes amis, ta famille et certains s’en vont d’eux mêmes 

Beh oui, comprend les t’es devenue obsédée du nichon, on te demande souvent pourquoi t’es extrémiste comme ça

Pourquoi t’allaites encore 

Tu gênes tout le monde à refuser de punir ton enfant comme il faut

Fous le au coin ça ramènera la paix dans ta maison

Et t’as pas honte, de le laisser dormir avec toi? Il aura pas de ptit frère et il dormira toujours aussi mal 

T’as pas cette sensation, t’as juste des convictions  

Tu dis rien, tu fais juste les choses à ta façon 

Ça décoiffe un peu tout le monde 

Ça bouscule les habitudes

Ça titille leur enfance 

Ça insulte leur éducation 

Ça accuse leur parent 

Ça fait mal tu comprends ?

Tu sais tout ça, t’es pas née avec tes convictions 

T’as juste décidé d’arrêter de répéter l’Histoire 

Tes parents ont fait de leur mieux avec ce qu’ils avaient, ce qu’ils savaient

Tu les aimes pas moins, tu les comprends

T’acceptes, tu pardonnes

Mais toi, tu feras autrement

T’es vigilante sur les discours que tu entends, tu es bouleversée par la violence que tu voies 

Et malheureusement, tu ne dis rien 

et s’ils sont choqués par ton mode de vie,

Tu l’es encore plus par le leur

Mais toi, tu les laisses faire et tu ne dis rien 

Elodie Escande

 

Le théâtre, ça te branche ? 

L’idée

C’est une idée que j’ai noté sur  la liste de noël de notre fils l’année dernière: nous souhaitons que les membres de notre famille participent à des activités avec Notre petit Gabi. Non pas pour nous en débarrasser, mais pour qu’ils  partagent un moment privilégié autour d’une activité le temps d’une matinée, ou plus. Histoire de créer de jolis souvenirs, des moments partagés dont il se souviendra longtemps (les souvenirs durent bien plus longtemps que les jouets … ) offrir une expérience à vivre c’est le cadeau que je préfère.

Mon idée sortie cette semaine est hautement artistique puisqu’il s’agit de théâtre. Ma maman a été comédienne pendant de nombreuses années, et moi, bien souvent figurante dans ses spectacles.

Théâtre et découverte

L’odeur des coulisses, le bruit si particulier des pieds qui frôlent une scène, ce grand rideau noir qui nous fait basculer dans un autre univers … autant de petites choses qui ont marqué mon enfance et qui me font encore rêver. Mes frères, mes sœurs et moi, sommes tous passés sur une scène de théâtre.

Quand mon fils est né, je savais que sa vie serait hautement artistique. Au moins le temps qu’il passe avec nous, pour le reste il décidera plus tard.

Ce qui est bien à Toulouse, c’est qu’on trouve facilement des pièces de théâtre pour enfants de tous les âges.

Je conseille cependant, de demander (pour les plus petits) le déroulement de la pièce, le type de spectacle et la durée. Souvent 20/ 30 minutes de spectacle c’est ce que les moins de 2 ans préfèrent. Au delà, l’agitation est palpable, et c’est normal. Tout cela dépend aussi des comédiens et du caractère et des goûts de l’enfant, notre fils de 2 ans et 8 mois peut assister à un spectacle d’une heure si le sujet le passionne et si le spectacle est hautement interactif. À contrario, un spectacle de 30 minutes où il devrait rester immobile, se taire et fixer une scène … ça ce n’est pas dans ses cordes.

Il y a Toulouse et dans les alentours des festivals chaque année, Festival de rue de Ramonville, le Marionnettissimo à Tournefeuille … et puis il y a les salles de spectacle pour les petits.

Je te donne 2 supers pistes (que je n’ai pas encore testé personnellement)

La péniche Discalalie 

Dans un cadre original à Ramonville, tu as la péniche Didascalie. C’est ma charmante voisine brésilienne qui m’en a parlé, maman de 2 filles, elle m’a conseillé d’y aller un matin avec Gabi. Nous iront bientôt. Voici la programmation pour les enfants de 2 ans la semaine prochaine: le spectacle s’appelle La machine à son ~ dés 2 ans

Du lundi 4 mars au lundi 8 mars. 10h/ 11h15/ 16h45

L’histoire :

« Manuel récupère les sons de ton quartier, les rénove, les recycle. Il fait de la musique… Mais pour faire ce métier, il ne se sépare jamais de sa « Caisse à Outils », qu’il emmène sur tous les chantiers. Ils sont inséparables… Elle est indispensable !! Grâce à ses principes mécaniques, la Caisse à Outils se transforme en boite à musique, en Machine à Sons, d’où vont sortir et s’animer un tas d’objets sonores, de matériaux de récupération trouvés ça et là dans le quartier… ( tuyaux, roues de vélo, lauzes, pompes à vélo, marteaux, clés plates…). Elle joue de la musique… A la manière d’un orgue de Barbarie.

Entrée : 6 euros – Réservation conseillée : 06 12 89 69 17 – (Salle climatisée, accessible aux personnes à mobilité réduite) »

Plus d’info sur leur site.

Les samedi 9 et dimanche 10 mars, une pièce pour les petits de un an cette fois:

Joyeuse anniversaire lillie chipie

L’histoire :

« Demain, c’est l’anniversaire de Lili. Comme chaque année, elle aura ses cadeaux dès le matin, mais elle ne veut pas attendre ! Sans faire de bruit, dans la nuit, Lili Chipie sort de son lit et se faufile dans le salon… Ses cadeaux sont déjà là ! Tout à coup, les boites s’animent et se transforment : un dragon, un chameau et une plante qui parle viennent lui tenir compagnie durant cette nuit magique. »

tarif : 6 euros

Théâtre des Préambules 

De l’autre côté de la ville, direction Muret au théâtre des Préambules  

« Le projet du Théâtre des Préambules est porté par trois associés issus de l’éducation populaire aux compétences complémentaires dans la gestion et le développement de projets, l’animation socio-culturelle, la programmation, la communication et la gestion technique de salles de spectacles. »

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Voici la pièce de mardi :

 

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En plus des spectacles, le théâtre propose aussi des stages à l’année pour les enfants à partir de 4 ans.

Une idée sortie pour toute la famille, grands parents évidemment, les parents sont aussi admis (avec  autorisation de leur enfant)

Et toi, dans ta famille quelle est l’activité que les enfants partagent avec leurs grands parents?

On se voit au théâtre cette semaine! À bientôt!

Si ce genre d’idées te plaît, je t’en donne d’autres bientôt. Est-ce que tu es partante ?

Photo pixabay

 

Ecouter et transmettre: le métier que j’ai dans la peau …

Je suis diplômée d’une université Australienne en communication, j’ai vécu (étudié et travaillé) 4 années à Perth , en Australie Occidentale. Dans cette vie australienne, j’ai fait des rencontres multi-culturelles, surtout Népalaises, une de mes destinations favorite puisque mes amies y vivent aujourd’hui. 

Travailler, enfin!

Après mes études, je retourne à la Réunion. j’y trouve un emploi d’animatrice socio culturelle dans une association de mon quartier. Association où j’allais enfant, association où ma maman animait un atelier de théâtre. Quelques heures par semaine à faire des additions et écouter des enfants déclamer des poèmes. Notre chance à cette époque, nous pouvions faire cela dehors, profiter du soleil : parler très fort, agiter les bras, théâtraliser ces poèmes pour qu’ils soit mémorisés. J’ai rencontré des parents à bout, des parents investis, un papa désemparé et son petit génie de fils. Lui, venait de perdre sa maman, ce qui restait de sa famille était imprégnée d’une souffrance que je ne peux qu’imaginer. Et lui, était toujours aussi intelligent, souriant, présent et actif. L’enfance. 

Les bonnes rencontres.

Puis, j’ai quitté l’association, enfin pas vraiment, je suis devenue journaliste reporter d’images. Une longue histoire, un coup de chance. Je fais enfin le métier dont je rêve : journaliste. Euh! Attends! On me donne une caméra et un micro, on m’explique qu’il me faut des écouteurs pour vérifier le son. Euh! Je fais quoi ? Tu sais, à la Réunion le chômage c’est la norme, je n’allais pas refuser ce job, sûrement pas. Même si je n’avais aucune idée de comment j’allais assimiler tout ça. Pour te dire, honnêtement, j’ai été embauchée pour faire des captations de spectacles. J’ai commencé par faire ça. J’étais debout, toute une nuit, derrière une caméra que je tournais parfois à gauche à droite. Dans cette entreprise, une chaîne de télévision locale, il y avait aussi un jt. Je ne sais plus bien comment ça s’est fait, mais un jour la rédactrice en chef m’a demandé de travailler pour elle. Elle m’a expliqué ce que je devait faire, elle a pris une feuille et ma montré les différentes valeurs de plans que je devais filmer à chaque fois. Mais pour commencer, avant de faire des reportages complets, je faisais des interviews et je ramenais quelques plans de coupes. J’ai commencé comme cela, doucement avec pour seule certitude la confiance de ma rédactrice en chef, et l’aide de mes collègues (magiques ces collègues) Et puis, j’étais ultra motivée. Je devais m’accrocher, j’étais moins payée que les autres, je travaillais avec ma propre voiture, je ne comptais pas mes heures mais j’étais heureuse de le faire. À la fin de mon contrat dans cette entreprise, le JT a doucement disparu. De mon côté, je devenais pigiste pour les autres médias de l’île. Quel bonheur d’être recommandée, qu’on me fasse confiance, de pouvoir travailler avec un caméraman, un monteur, un ingénieur du son, mais que c’était génial !!! Et puis, quel honneur de lire ou d’entendre mon nom au début d’un sujet. J’étais fière, les enfants de l’association l’étaient aussi, nous ne nous sommes pas quittés. Je leur proposais des ateliers audiovisuels, ils assistaient à des enregistrements d’émissions – le tout bénévolement. 

La pause. 

En arrivant à Toulouse, après plusieurs candidatures infructueuses, je me suis dit que je devais peut-être changer de carrière, faire autre chose. Mais, je n’y arrive pas. J’ai beaucoup réfléchis, cherché, postulé dans d’autres domaines. Je ne trouve pas, je n’ai pas trouvé. Je ne veux pas être autre chose que moi, la petite fille de 12 ans qui voulait être journaliste. Je ne veux pas la décevoir, elle a fait une longue pause ces dernières années. Tu sais ce que je faisais à 12 ans? Je m’allongeais par terre dans le salon, je regardais le JT, avec une feuille et un stylo et je prenais des notes. Enfant, avant de savoir écrire, je savais raconter des histoires. Je les dictais à maman, c’est elle qui écrivait.

Attends, on rembobine! 

La révélation, c’est quand j’ai commencé à faire du terrain et écrire pour la fac, pour notre magazine en ligne et pour les devoirs. Bon, j’avais la pression car mes interviews étaient en anglais, mais je me suis vite habituée. Une fois à La Réunion, faire du terrain dans ma langue maternelle, c’était comme être libre. Simplement libre (ah et je n’avais pas à répéter certains mots à cause de mon accent français)

Il y a eu des portes fermées, des insultes, des tournages ratés, des questions gênantes …. mais je ne m’en rappelle pas en détails. Je ne m’en rappelle pas aussi bien que ce jour où une dame m’a proposé un verre d’eau alors que je faisais du porte à porte pour trouver des témoignages sur une histoire de vols dans un quartier. Elle m’a fait entrer chez elle, car elle a vu que j’étais épuisée. Entre le soleil et les multiples « non », face à elle et à son « non », je lui ai dit que ma matinée était compliquée, j’ai été franche, je n’attendais plus qu’elle change d’avis (mouais, un peu au fond) Je crois que ce jour je suis rentrée bredouille, (avec des images d’illustrations seulement) Mais cette rencontre, et ce verre d’eau m’ont aidé à passer au reportage suivant sans trop de regrets.

Aux suivants

 Je pense que nous avons tous, une histoire, qui vaut la peine d’être partagée, racontée. Je pense que ta vie est importante, que tu dois partager ce que tu as vécu, ce qui te rends unique.

Moi j’ai envie de vivre, d’être heureuse, de rire et de bien manger. Pas toi? J’ai besoin de partager, d’échanger et de mettre en valeur « l’autre » c’est mon cadeau à l’univers. Je suis maman d’un petit garçon de 2 ans très intelligent à qui je fais découvrir le monde, à qui je parle avec des mots « compliqués ». Mon histoire, c’est l’histoire d’une maman qui a un jour perdu pied, trop seule trop fatiguée. Mon fils m’a enseigné plein de choses: qu’il faut regarder les gens dans les yeux quand ils nous parlent, et que nous avons besoin de « l’autre » pour vivre. Besoin d’échanger, de partager et d’écouter.

Je travaille en ce moment sur des portraits vidéos d’ingénieurs, de pâtissiers et d’entrepreneurs. Et toi, c’est quoi ton histoire ? 

A bientôt 🙂

 

 

Mon secret

Il y a toujours deux versions à une histoire. C’est drôle, dans ce monde tout est question de perception. De point de vue. Je vais te parler d’un sujet très personnel, intime même. 

L’intuition – tu connais?

Selon le Larousse, intuition signifie:

  • Connaissance directe, immédiate de la vérité, sans recours au raisonnement, à l’expérience.
  • Sentiment irraisonné, non vérifiable qu’un événement va se produire, que quelque chose existe : Avoir l’intuition d’un danger.

Certains qualifient cela de don, pour moi c’est un genre de poison qui abîme ma vie. À force de trop savoir, trop tôt. J’arrive, de façon déconcertante à identifier les motivations d’une personne, à prévoir son comportement, ses paroles, sa manipulation. Souvent je raconte à mon mari ma perception d’un événement, il doute, puis les choses arrivent. Comme je les imagine, à dire vrai, je me suis trompée une fois (mais bon, là, cette histoire là n’est pas finie …) Mais imagine un peu vivre en permanence, et pour différentes personnes, avec ce sentiment qu’un danger arrive, qu’il y a un truc qui cloche.

C’est une vie déconcertante. Qui a commencé très tôt et qui m’épuise, souvent, j’aimerai ne pas savoir. Alors, je ne suis pas médium, voyante ou autre. Je raisonne très vite et très loin. Je devine. Je perçois les sous entendus. Je tombe toujours sur les regards en coin, les yeux levés au ciel qu’on pense discrets, les petites phrases chuchotées. Je tombe dessus, toujours. Alors, pourquoi ? Je ne sais pas. Je sais juste qu’on mon cerveau voit les problèmes arriver de très très loin. Et évidemment, comme pour le cordonnier, cette intuition ne marche pas sur moi. Je ne me devine pas. Je sais pour mon mari, mon fils, mes parents, mes proches, les inconnus à qui je parle pendant un moment. C’est déjà, croyez moi, vraiment vraiment beaucoup. C’est trop.

Entendre un mot, capturer un regard et avoir la capacité d’écrire ce qui va se passer, pas juste le lendemain mais sur 2/3 années ( et parfois bien plus). Mon cerveau a cette faculté de perception depuis ma petite enfance. Il faut d’ailleurs que je m’y penche, essayer de m’en défaire un peu, et vivre naïvement.

Ça doit être bien de ne pas savoir.  De ne pas voir les problèmes des personnes que l’on aime arriver. Cela doit être reposant, de ne pas être la seule personne dans un groupe à se méfier de quelqu’un. Je me rappelle ado, je disais à maman ou à mes soeurs: « attention, cette personne va te causer des ennuis. » Il suffit d’une seule, et brève rencontre. Le temps passe, dans ces cas là pas bien longtemps, et puis boum. Quand je dis ennuis, évidement je ne parle pas de petites querelles.

Inconsciemment, un mot n’est pas juste un mot. Si je ne suis pas fatiguée ou inquiète, je vis une conversation en pleine conscience, j’assimile chaque mot, chaque pause, chaque virgule, une intonation qui varie me fait sursauter, je suis ultra présente, et j’absorbe. Ah oui, écouter, entendre … je vais bien au delà. Une phrase, puis 2 … alimentent un système de pensée qui est bien plus rapide que moi, je ne suis aussi rapide pour rien d’autre.

Et quand tu as une intuition, tu en fais quoi ?

Eh bien, il y a des gens qui ne veulent pas savoir : « Quand même! je suis grand- ce n’est pas à mon âge que ce genre de chose va m’arriver » « pourquoi te mettre dans un état pareil ? Tu veux me protéger ? mais de quoi?Il ne va rien se passer »

Puis, le classique : « Tu te fais des films! » Et, ce que ma maman me dit : « surtout ne t’en mêles pas, laisse les vivre cela jusqu’au bout. » Je ne sais pas si c’est parce que c’est maman qui le dit, mais ça je n’y arrive pas, j’ai le sentiment de devoir protéger, mettre en garde, avertir. Mais il est vrai que, les gens n’aiment pas entendre autre chose que ce qu’ils ont envie d’entendre. Alors, une fois que j’ouvre ma bouche, je me retrouve sur la touche, on me met en quarantaine pour me punir. Et puis, tout se passe quand même, discrètement, avec moi assez loin pour ne pas voir. Mais de mon côté je continue à sentir, à ressentir ce qui se passe, je n’ai pas de vision, j’insiste. c’est vraiment de l’ordre de la pensée. C’est épuisant, je me dis maintenant que c’est maman qui a raison. Je dois peut-être laisser   faire/ être/ mentir/ trahir/ abuser et rester bien tranquille dans ma vie à moi.

Alors, je ne veux pas te faire peur. Tu peux me parler librement et peut-être que je passerai à autre chose. . . bon, j’ai un doute. Je ne le fais peut-être pas avec tout le monde, je suis parfois, peut-être normale.

Et toi, comment ça se passe chez toi ? Est-ce que tu as ce genre de sensation, est-ce que il te semble ressentir des choses, lire en certaines personnes? Comment on fait pour vivre avec ça? J’ai besoin de savoir comment continuer à vivre avec tout ce la sans que ça ne devienne une contrainte (comme c’est le cas aujourd’hui)

Je partage vite, et je file à la crèche.

J’ai rencontré l’inventeur du drone 100% solaire!

Sunbirds, c’est la start-up qui fait planer les drones au soleil.

Le Réunionnais Laurent Riviére nous parle de son entreprise, Sunbirds. Né d’une idée alors qu’il était salarié, ses drones solaires sont désormais vendus en Australie. C’est d’ailleurs dans ce pays que Sunbirds a de nouveaux bureaux. La vidéo est dans le lien ci dessous, à bientôt.

à voir, partager, à aimer

Parents

C’est difficile d’être parents, mais être un enfant ça m’a l’air tout aussi compliqué. Alors oui, y a tout l’amour du monde, un bonheur immense , mais parfois c’est juste difficile, douloureux. Ce sentiment de ne pas réussir à se faire comprendre, la déception quand parfois on se dit « tout ce que je fais pour toi, tout ce que j’ai abandonné pour toi, tous ces sacrifices… » pour que tu me tapes, que tu hurles en te roulant par terre, en m’humiliant … c’est ça qu’on se dit? T’as déjà pensé ça? Ce matin après le marché, nous étions au parc. Gabriel voulait jouer, tout en s’accrochant à ses raisins. Je l’observait quand … j’ai vu une famille arriver, on se dit bonjour puis on se concentre chacun sur son enfant. L’enfant avait l’air calme, assis face à ses parents. Sa maman dit à son père « je ne le supporte plus. 5 ans que ça dure! Il faut qu’il voit un médecin! » Alors, je ne connais pas le problème de cette famille, mais j’ai eu de la peine pour eux, tous. Les parents et l’enfant, je suis désolée. C’est si difficile d’être parents, c’est un boulot à plein temps, souvent ingrat. C’est tellement difficile parfois, moi il m’arrive de pleurer chez moi, et je me dis que pour laisser entendre tout ce qui ne va pas à des inconnus … c’est vraiment que c’est un peu la fin de leur monde. Puis, il fallait partir l’un des parents: «  allez on y va. C’est le 2eme parc là, allez! dégage! Tout le monde te regarde, de toute façon tu vas encore faire une crise, comme d’habitude» Il n’y a pas eu de crises, l’enfant n’a rien dit. Gabriel leur a dit au revoir en agitant la main, ils n’ont pas répondu. Vraiment, ça ne va pas du tout, tant de souffrances, de violence, des mots si forts… les parents avaient besoin d’un énorme câlin, je ne les connais pas, je ne connais pas leur vie. Je sais juste que c’est difficile de grandir avec son enfant, de s’élever avec lui, de se mettre à sa hauteur …. je n’ai rien dit, je n’ai rien fait. Je me suis aussi rappelé, que ça devait être parfois terriblement difficile d’être un enfant .

La vie

La vie, c’est cette force qui nous pousse, ce souffle qui nous oblige à avancer. La vie d’abord, d’abord nos vies. Je passe beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux, ce n’est pas la vie. La vie, c’est mon fils qui plonge sa main dans le blanc monté en neige, la vie c’est mon petit bout qui se met à pleurer quand il n’y a plus de chocolat sur sa cuillère, la vie c’est un «maman je t’aime » quand il fait gris sur mon cœur, la vie c’est son papa qui s’occupe de lui depuis sa naissance, la vie c’est la fatigue, le manque de sommeil, les journées trop longues, les journées trop courtes, puis les journées trop longues. La vie c’est avoir du chocolat sur un tee shirt blanc et ne pas être préoccupée par son nettoyage. la vie est pleine de rencontres, d’échanges et de partage, de rendez vous manqués, de rendez vous surprises. La vie est là, elle m’appelle. ••••••••••••••••••••••••••••••

Un jour, j’ai donné la vie et la mienne a changé à jamais. J’aime cette vie, elle est parfaite, ici et maintenant, dans ma maison bordélique où un enfant heureux découvre la vie. ❤️

Aux urgences avec bébé

La semaine dernière je récupérais Gabriel à la halte garderie quand il a fait un malaise. Je n’en dirai pas d’avantage à ce sujet, juste qu’il va beaucoup mieux. Nous avons été pris en charge par les pompiers, la nuit (la journée aussi) a été très longue et exténuante.

J’ai tout simplement eu la peur de ma vie, mon mari aussi. La nuit a été longue, ponctuée de larmes, saccadée par des « maman vient, papa vient, j’aime maman. » Et l’impossibilité parfois de le prendre dans mes bras. J’ai eu tellement peur, j’ai souhaité un million de fois rentrer chez moi avec mon fils, mon petit super dynamique, celui qui n’a peur de rien, qui dort très peu, celui qui me demande à longueur de journée: « ça va maman? Qu’est ce que tu fais maman? » Quand je tombe quelque chose il se tourne vers moi  » qu’est ce que t’as fait maman? » L’air de me dire « ah encore maman! t’es un peu maladroite non? » Ma tornade aux cheveux bouclés qui fonce toujours vers les jeux pour les grands quand on va au parc, lui qui s’accroche et grimpe sans mon aide, il n’en veut pas, il a confiance.

Moi aussi j’ai confiance en lui, vraiment. A force de lui répéter quotidiennement qu’il est grand, intelligent, qu’il est capable de réussir ce qu’il entreprend … je pense que ces affirmations ont réussi à creuser un sillon dans son joli cerveau. Il fonce.

Je ne sais plus quoi te raconter, c’est le genre de frayeur dont on se passerai bien hein. Comme souvent quand j’ai un choc, je n’ai pas pleuré. J’étais concentrée sur mon bébé, sa santé était prise en charge par une équipe compétente, j’ai eu tout de suite confiance. Depuis sa naissance, nous passons nos journée ensemble, il va une dizaine d’heure par semaine à la halte garderie, mais nous partageons nos nuits, nos journées, nos repas, je le connais si bien. je me suis dit … en fait non, je n’ai pas pensé, je ne me rappelle pas m’être arrêtée pour « réfléchir » « faut faire ci, ou ça » Non.

Depuis qu’on se connait, je lui parle tous les jours. Je lui parle comme je parle avec un adulte (mais avec beaucoup beaucoup plus de tendresse et de patience) mais je passe ma vie à lui parler. Alors, cette nuit n’a pas changé mon activité favorite. Le week-end avant il avait vu sa cousine qu’il adore, son petit cousin et le reste de la famille, dont le chat de Tatie. Je lui ai dit « écoute moi Gabriel, on va aller chez Tatie tu te rappelles ce que tu as vu là-bas? » et j’ai retracé cette journée. A certains mots il réagissait, le prénom de sa cousine, le chat, le chien, la tétée. Ces moments ou je l’avais vu heureux, excité, surpris. Je lui ai reparlé de tout ça. J’ai évoqué le prénom de chacun. Puis, quand le récit cette journée était terminé. J’en recommençait une autre, nos ballades le long du canal du Midi, nos rencontres, les vélos qui vont super vite. Je lui ai dit : « nous allons revenir à aujourd’hui, nous sommes à l’hôpital, il s’est passé … en ce moment il se passe … » Et, comme cela, pendant 2 heures, ou 4, je ne sais plus. Une étape permis tant d’autres hein.

Je ne sais pas si c’est une bonne chose, mais depuis que je suis enfant, j’oublie les choses qui me font peur, me choquent et me traumatisent. J’archive et je passe à autre chose, même si cette démarche était inconsciente; je n’ai plus envie de faire ça maintenant. Je veux que mon fils comprennent ce qui s’est passé, je veux qu’on parle, qu’on comprenne, qu’on pleure un bon coup. Histoire de ne pas avoir à le faire dans 6 mois ou dans un an, le faire maintenant. Prendre le temps qu’il faut pour assimiler, pardonner, et puis archiver ? Je ne sais pas comment on fait ça, des conseils ?

Qu’est ce qu’on fait dans un cas comme le mien? Prévoir une séance chez l’ostéopathe? Allez à la piscine?

Pour le moment je suis fatiguée, et c’est pareil pour tout le monde à la maison. Nous devons gérer de grosses colères et des petites frustrations qui se transforment en tsunami d’émotions, beaucoup de larmes pour bébé qui tape. Et non, je ne le taperai pas pour lui montrer que ça fait mal ( et que c’est mal de taper), évidement il y’a des règles chez nous, et la violence est strictement interdite. La situation est particulière en ce moment, j’espère un retour à la normal rapide.

PS:

J’espère que tu vas bien, que tu profites de ton bébé, de ta famille. Et surtout, j’espère que tu écoutes ton cœur de maman, ou de papa, ce coeur qui ne se trompe jamais JAMAIS. Faire ce que la société aime, ce qu’elle attend de nous, ce qu’elle exige … pour éviter son jugement… c’est se mentir, se perdre et se tromper lourdement. Ton enfant ne pleure jamais pour rien, ignorer ses pleurs peut avoir des conséquences terribles, vraiment. Il y a celles que l’on voit, que l’on évite de justesse puis les conséquences que l’enfant vivra bien plus tard.

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Ton bébé ne ment jamais, il ne cherche pas à te manipuler, à jouer avec tes sentiments. Il ne fais pas «du cinéma » tout comme un nourrisson ne fait pas « de caprices ». Je sais que ce terme revient sans cesse, mais on est en 2018. Internet? Recherches? Neuro psychologie? Théorie de l’attachement, le manque d’attachement? Ça fait bien longtemps qu’on est plus obligé de croire tout ce qu’on nous dit. Il est très facile de trouver des infos quand on veut faire autrement, ou mieux. Pour ma part, la prochaine fois qu’on me dira de mon fils « non mais il a même pas de larmes, il fait du cinéma» j’insulterai l’auteur de cette pensée. A défaut d’être respectée, je vais arrêter de mettre des gants. Si l’homme est bon par nature, cette nature ne se trouve t-elle pas dans son enfance ?

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