Aux urgences avec bébé

La semaine dernière je récupérais Gabriel à la halte garderie quand il a fait un malaise. Je n’en dirai pas d’avantage à ce sujet, juste qu’il va beaucoup mieux. Nous avons été pris en charge par les pompiers, la nuit (la journée aussi) a été très longue et exténuante.

J’ai tout simplement eu la peur de ma vie, mon mari aussi. La nuit a été longue, ponctuée de larmes, saccadée par des « maman vient, papa vient, j’aime maman. » Et l’impossibilité parfois de le prendre dans mes bras. J’ai eu tellement peur, j’ai souhaité un million de fois rentrer chez moi avec mon fils, mon petit super dynamique, celui qui n’a peur de rien, qui dort très peu, celui qui me demande à longueur de journée: « ça va maman? Qu’est ce que tu fais maman? » Quand je tombe quelque chose il se tourne vers moi  » qu’est ce que t’as fait maman? » L’air de me dire « ah encore maman! t’es un peu maladroite non? » Ma tornade aux cheveux bouclés qui fonce toujours vers les jeux pour les grands quand on va au parc, lui qui s’accroche et grimpe sans mon aide, il n’en veut pas, il a confiance.

Moi aussi j’ai confiance en lui, vraiment. A force de lui répéter quotidiennement qu’il est grand, intelligent, qu’il est capable de réussir ce qu’il entreprend … je pense que ces affirmations ont réussi à creuser un sillon dans son joli cerveau. Il fonce.

Je ne sais plus quoi te raconter, c’est le genre de frayeur dont on se passerai bien hein. Comme souvent quand j’ai un choc, je n’ai pas pleuré. J’étais concentrée sur mon bébé, sa santé était prise en charge par une équipe compétente, j’ai eu tout de suite confiance. Depuis sa naissance, nous passons nos journée ensemble, il va une dizaine d’heure par semaine à la halte garderie, mais nous partageons nos nuits, nos journées, nos repas, je le connais si bien. je me suis dit … en fait non, je n’ai pas pensé, je ne me rappelle pas m’être arrêtée pour « réfléchir » « faut faire ci, ou ça » Non.

Depuis qu’on se connait, je lui parle tous les jours. Je lui parle comme je parle avec un adulte (mais avec beaucoup beaucoup plus de tendresse et de patience) mais je passe ma vie à lui parler. Alors, cette nuit n’a pas changé mon activité favorite. Le week-end avant il avait vu sa cousine qu’il adore, son petit cousin et le reste de la famille, dont le chat de Tatie. Je lui ai dit « écoute moi Gabriel, on va aller chez Tatie tu te rappelles ce que tu as vu là-bas? » et j’ai retracé cette journée. A certains mots il réagissait, le prénom de sa cousine, le chat, le chien, la tétée. Ces moments ou je l’avais vu heureux, excité, surpris. Je lui ai reparlé de tout ça. J’ai évoqué le prénom de chacun. Puis, quand le récit cette journée était terminé. J’en recommençait une autre, nos ballades le long du canal du Midi, nos rencontres, les vélos qui vont super vite. Je lui ai dit : « nous allons revenir à aujourd’hui, nous sommes à l’hôpital, il s’est passé … en ce moment il se passe … » Et, comme cela, pendant 2 heures, ou 4, je ne sais plus. Une étape permis tant d’autres hein.

Je ne sais pas si c’est une bonne chose, mais depuis que je suis enfant, j’oublie les choses qui me font peur, me choquent et me traumatisent. J’archive et je passe à autre chose, même si cette démarche était inconsciente; je n’ai plus envie de faire ça maintenant. Je veux que mon fils comprennent ce qui s’est passé, je veux qu’on parle, qu’on comprenne, qu’on pleure un bon coup. Histoire de ne pas avoir à le faire dans 6 mois ou dans un an, le faire maintenant. Prendre le temps qu’il faut pour assimiler, pardonner, et puis archiver ? Je ne sais pas comment on fait ça, des conseils ?

Qu’est ce qu’on fait dans un cas comme le mien? Prévoir une séance chez l’ostéopathe? Allez à la piscine?

Pour le moment je suis fatiguée, et c’est pareil pour tout le monde à la maison. Nous devons gérer de grosses colères et des petites frustrations qui se transforment en tsunami d’émotions, beaucoup de larmes pour bébé qui tape. Et non, je ne le taperai pas pour lui montrer que ça fait mal ( et que c’est mal de taper), évidement il y’a des règles chez nous, et la violence est strictement interdite. La situation est particulière en ce moment, j’espère un retour à la normal rapide.

PS:

J’espère que tu vas bien, que tu profites de ton bébé, de ta famille. Et surtout, j’espère que tu écoutes ton cœur de maman, ou de papa, ce coeur qui ne se trompe jamais JAMAIS. Faire ce que la société aime, ce qu’elle attend de nous, ce qu’elle exige … pour éviter son jugement… c’est se mentir, se perdre et se tromper lourdement. Ton enfant ne pleure jamais pour rien, ignorer ses pleurs peut avoir des conséquences terribles, vraiment. Il y a celles que l’on voit, que l’on évite de justesse puis les conséquences que l’enfant vivra bien plus tard.

•••••••••••••••••••••••••••

Ton bébé ne ment jamais, il ne cherche pas à te manipuler, à jouer avec tes sentiments. Il ne fais pas «du cinéma » tout comme un nourrisson ne fait pas « de caprices ». Je sais que ce terme revient sans cesse, mais on est en 2018. Internet? Recherches? Neuro psychologie? Théorie de l’attachement, le manque d’attachement? Ça fait bien longtemps qu’on est plus obligé de croire tout ce qu’on nous dit. Il est très facile de trouver des infos quand on veut faire autrement, ou mieux. Pour ma part, la prochaine fois qu’on me dira de mon fils « non mais il a même pas de larmes, il fait du cinéma» j’insulterai l’auteur de cette pensée. A défaut d’être respectée, je vais arrêter de mettre des gants. Si l’homme est bon par nature, cette nature ne se trouve t-elle pas dans son enfance ?

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Imala dit :

    Mince et tant mieux s’il va mieux… Oui tu as dû avoir très peur. Lui aussi, plus sentir la votre aussi.
    Des conseils ? écouter, lu parler comme tu le fais, c’est parfait. Comprendre que derrière son comportement difficile, il exprime des émotions « bloquées » c’est parfait aussi… Tu peux aussi rejouer avec lui ce qui s’est passé mais genre ça arrive à son ourson. Ici ma fille rejoue bcp avec ses poupées, des moments qui ont été dur pour elle. J’observe et je saisi le moment pour aider à évacuer. Je mets aussi des mots sur ses maux… je l’autorise à sortir ses émotions, je lui exprime les miennes.
    L’oséo peut être opportun. Je ne sais pas si il a eu un choc physique, mais nous ici après une chute, un choc etc l’ostéo est systématique.
    On peut en parler en privé si tu veux.
    Gros bisous à vous tous <

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    1. merci- On va essayer ça, mais Gabriel joue pas du tout avec ses peluches, du tout. Comment on fait pour discuter en pv ici ? lol

      Aimé par 1 personne

      1. Imala dit :

        Tu m’envoies un mail… héhé… erikatg@free.fr

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