S’engager, informer, valoriser!

En ce moment je ne pense qu’à ça: M’engager pour une cause qui me tient à coeur. Informer, les personnes qui m’entourent, et valoriser les parcours d’hommes et de femmes (qui ont quitté La Réunion pour s’installer ici, « dans péÏ la frais » comme on dit chez nous. )

Cette cause, c’est la cause de la femme, de la maman qui un jour se retrouve dans une souffrance dont elle ignorait l’existence. L’effondrement maternel, la dépression du postpartum, les phobies de pulsion, la psychose puerpérale … j’ai besoin d’en parler, d’accompagner et de soutenir. Je suis sur le point de rejoindre l’association Mamanblues.fr. Mais je me demande si je le fais pour les bonnes raisons, je ne sais pas. Je ne sais pas si je le fais pour moi ou vraiment pour aider les autres.

Mais je me lance, j’informe sur mon compte Instagram. Je pose des questions, alors si la plupart des mamans connaissent l’existence de la dépression du postpartum, tout le reste est complètement flou. Je prépare des visuels à partager. Informer les parents, mais aussi l’entourage. Reconnaître certains signes, pour proposer un accompagnement adapté.  Quand une maman te dit : « ça fait une semaine que je n’ai pas dormi » il faut agir. Quand elle dit : « j’ai la nausée quand mon bébé pleure », il faut agir.

La difficulté maternelle s'exprime rarement ouvertement.Elle est ressentie comme une grande faute morale que l'on n'avoue à personne et difficilement à soi. De même qu'elle peut se c

Valoriser des histoires et d’hommes et de femmes que je rencontre. Comment? Je prépare des interviews vidéos, je filme, j’écoute et je partage. Ma première vidéo arrive bientôt.

J’ai beaucoup changé, j’ai appris tellement de choses. La dépression m’a transformée. Je refuse de penser que cet effondrement de tout mon âme, a été inutile. Que je n’ai rien appris. J’ai le sentiment profond d’être une meilleure personne, plus à l’écoute, plus raisonnable, moins exigeante. Devenir maman été un bouleversement intense, un tsunami émotionnel. La personne que j’étais avant, en colère tout le temps, toujours en demande d’affection de personnes/ d’amis/ proches qui un jour coupent tous les ponts sans rien expliquer. Ou, qui se permettent de te juger et de te coller des étiquettes, j’étais tour à tour: paresseuse, anxieuse, ingrate. Parfois je suis devenue mes étiquettes. Des accumulations de souffrances, de deuils, d’abandons, que je passais mon temps à oublier. Je pensais oublier, mais je préparais doucement mon effondrement, ma fin, puis mon réveil. La personne que j’étais est restée dans la salle d’opération le jour de la césarienne, je me suis éteinte et j’ai disparu, un robot de maman avait pris ma place.

Mais, aujourd’hui, je suis le printemps. Je suis la vie qui revient dans toutes choses. Je pardonne, mais je n’oublie pas. Mon passé fait parti de moi, mais il ne me définit pas. J’avance et je regarde droit devant.

Et toi, quoi de neuf que tu veux garder? Quoi de vieux que tu veux jeter?

 

Bon week-end. A bientôt

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Imala dit :

    G E N I A L !!!!!!!! et Vive le Printemps, TON PRINTEMPS ❤

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