Mon bébé pleure

Sais-tu, que le son de ta voix résonne dans tout mon être

Sais-tu, que lorsque tu pleures, je me sens vaciller

Je me sens basculer, mais je dois me ressaisir, je dois être forte

Je dois te parler

Tu vas voir, on va y arriver

À nous trois, toi, ton papa et moi

Ici tout est si nouveau pour toi

l’espace est immense

Il n’y a plus de limite, il n’y a plus de liquide

Ton monde a changé

J’entends ton chagrin, ta détresse, où était-ce de l’inquiétude ?

À la sortie de la maternité, notre bébé a pleuré toutes les nuits pendant ses 3 premiers mois. En fin de journée, jusqu’à ce qu’il trouve le sommeil vers parfois 1 heure du matin. De gros chagrins qui nous ont épuisés, inquiétés et surtout qui nous ont appris à lui parler. Nous lui chantions des chansons, tout doucement à l’oreille. Évidemment pendant deux à trois heures de pleurs, chanter ne suffisait pas. J’avais pour habitude de lui décrire ce nouveau monde, lui parler du ciel, de son immensité, lui parler du soleil de la lune. J’avais l’impression qu’il était primordial qu’il sache où il était. Pour moi, la césarienne avait été un peu traumatisante, c’était comme si on l’avait arraché à son petit monde, si parfait, si chaleureux et surtout créé sur mesure pour lui, là-bas (enfin ici) dans mon ventre, tout était à sa dimension, petit, il pouvait agiter les bras, les tendre et toujours arriver à une limite.

À sa sortie, arraché à son monde si douillet, tout était nouveau et immense. Il a beau tendre les bras, rien n’est à sa portée, ce monde n’en finit pas .

Je me suis découverte une sagesse et une patience que j’ignorais, je me suis mise à parler à mon bébé pendant des heures. Nous faisions parfois le point sur la journée, ce qu’il avait vu, les personnes qu’il avait rencontrées, ce qu’il avait appris.

J’avais peur de ses pleurs, j’étais inquiète, nous étions seuls, mon mari et moi, mais le fait de parler à notre bébé nous a énormément aidé.

*Photo d’illustration source Internet

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8 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Oui… Ces pleurs qui nous soulèvent les tripes…

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    1. ❤️ oui… difficile tout ça.

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  2. Moi je le prend contre moi. Sa tête dans mon cou et je marche tout doucement ou je danse doucement d’un pied à l’autre en lui murmurant à l’oreille… Comme toi ou son papa lui fredonne un air de son invention avec une voix grave… Ou des OM… 💜

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    1. Oooh C’est tellement tendre ❤️ et plein d’amour. J’avais pas pensé au Om, je note

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      1. Il m’est arrivée de pleurer avec lui aussi…

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      2. J’ai oublié d’en parler de ça, mais, larmes de mamans et bébés sont souvent synchronisés dans ces cas là. Enfin pour nous 2 déjà… Humaines quoi 😉

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      3. Mon homme… Il ne supporte pas ces pleurs de décharge émotionnelle. Il s’effondre… Ça résonne trop fort en lui. Je pense que ça nous ramène à nous émotions primaires et tous nos pleurs étouffés car pas écoutés par nos parents

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      4. C’est très très fort, en effet. Surtout quand ton passé et ton expérience perso te disent de le laisser pleurer, mais que ton âme et ton cœur refusent. C’est un vrai vrai duel intérieur

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